Marchés alimentaires et confinement : l’Association des petites villes de France demande au gouvernement "de publier des critères objectifs afin que la règle soit la même pour tous"

L\'Association des petites villes de France dénoncent \"des petits arrangements\" avec la législation sur l\'ouverture des marchés en période de confinement.
L'Association des petites villes de France dénoncent "des petits arrangements" avec la législation sur l'ouverture des marchés en période de confinement. (ANNE OGER / FRANCE-BLEU ORLÉANS)

Les élus pointent aussi, dans une lettre au Premier ministre, du doigt l'impact économique du confinement : les finances locales en sont très affectées, étant donné que les "services publics sont fermés".

Dans un courrier adressé au Premier ministre Edouard Philippe, mardi 7 avril, l'Association des petites villes de France exprime ses peurs, ses craintes, sur la crise sanitaire et économique liée au coronavirus en France. Le président délégué de l'APVG, Christophe Bouillon, député de Seine-Maritime et Pierre Jarlier, maire de Saint-Flour, dénoncent certains arrangements : "La question de la tenue ou de la suppression des marchés alimentaires a suscité des interrogations dans de nombreuses communes. L’APVG demande au gouvernement d’harmoniser la doctrine des services de l’Etat et de publier des critères objectifs afin que la règle soit la même pour tous et que les décisions individuelles soient mieux acceptées".

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Les comptes des collectivités très affectés

Face aux administrés récalcitrants ou perdus, "les maires, notamment dans les petites villes, sont en première ligne pour gérer la crise sanitaire", rappelle le communiqué. La lettre aborde aussi l'aspect sanitaire. Le président et le président délégué de l'APVG "soulignent que les équipements visant à assurer la sécurité sanitaire des agents (blouses, masques, gel hydroalcoolique...) manquent encore cruellement dans certaines communes".

Les élus pointent aussi du doigt l'impact économique du confinement : les finances locales en sont très affectées, étant donné que les "services publics sont fermés (crèches, restauration scolaire, centres de loisirs) mais les communes continuent à rémunérer le personnel".

Les communes touristiques ou thermales sont encore plus touchées "avec la perte des recette liées au stationnement, à la taxe de séjour et aux droits de mutation". C’est pourquoi, l’APVF demande au gouvernement "de tout faire pour préserver et renforcer la capacité financière des collectivités territoriales" et "sera très attentive aux modalités de répartition du fonds de solidarité".

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