Les urbains cherchent à se mettre au vert, notamment dans la Creuse

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Chaque jour avec le déconfinement, la France s’apprête à redémarrer, à reprendre une vie qui ne sera pas tout à fait comme avant. Tour d’horizon d’un pays qui repart, avec France Bleu.

Le changement, c’est maintenant. Enfin, c’est en cours. Foi de citadin. La crise du coronavirus aura été un révélateur, notamment du fait que les habitants des grandes villes ont la sensation d’étouffer. Surtout depuis qu’ils ont découvert le télétravail. Ils veulent prendre le large. Et nombreux sont ceux qui se rapprochent des agences immobilières en zone rurale, notamment en Creuse. Marie-Françoise tient une agence à Aubusson, et une question revient en boucle comme elle le dit à France Bleu Creuse : "Est-ce que vous avez internet pour pouvoir faire du télétravail, comme on l'a fait pendant deux mois ? Cela correspond à cette prise de conscience qui est : le local, ce n'est pas mal. Et puis être confiné en Creuse, c'est quand même mieux que d'être confiné dans un 30m2 en région parisienne."

L'hôpital se réorganise pour les patients hors Covid

L’immobilier tente de retrouver une activité normale, l’hôpital aussi. Après deux mois de mobilisation intense pour lutter contre le Covid-19, le monde hospitalier se déconfine, petit à petit. À Brest, dans le Finistère, le CHRU reprend progressivement les consultations sur place pour d’autres pathologies et ça demande toute une organisation, explique, au micro de France Bleu Breizh Izel, Emmanuel Sonnet, endocrinologue et membre de la commission chargée du déconfinement à l'hôpital : "Nous, on a complètement réorganisé nos consultations pour qu'il y ait un peu de temps entre chaque passage de patients. On a aussi revu les horaires entre nous de façon à ce qu'il n'y ait pas trop de monde dans la salle d'attente en même temps."

Les brocantes et les vide-greniers sont de retour

Maintenant qu’il est possible de bouger dans un rayon de 100km, vous êtes nombreux à vous demander : est-ce que les brocantes peuvent reprendre ? La réponse est oui ! La preuve à Vesoul, en Haute-Saône, où les stands étaient bien en place, dimanche 17 mai, sur la place de la République, comme tous les troisièmes dimanches de chaque mois. Mais comme pour les marchés, désormais, les règles sont plus strictes et surtout, le maire de Vesoul, Alain Chrétien, en appelle au bon sens des chineurs, au micro de France Bleu Besançon : "Ce qui est préférable, c'est que chacun porte un masque. On peut chiner tout en respectant les distanciations sociales. Ça tient au respect des gestes barrières." Le retour des brocantes était très attendu. Pas moins de 15 millions de Français sont des chineurs réguliers.

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