Les trajets de plus de 100 km pour visiter un parent malade, les abattoirs infectés (ou pas) par le Covid-19... Nos réponses à vos questions sur le déconfinement

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Tous les jours, la Cellule vrai du faux répond à vos questions. 

Les internautes posent encore beaucoup de questions sur les déplacements dans un rayon de 100 km autour de leur domicile sur #onvousrépond. Ainsi, "Pierre" qui n’a pas pu rendre visite à son fils en détention à plus de 100 km de chez lui. Peut-il aller à un rendez-vous de parloir ? 

Oui, ces visites en prison sont possibles depuis le 11 mai, alors qu'elles étaient interdites pendant tout le confinement, ce qui avait entrainé des tensions dans certains centres pénitentiers. Les retours au parloir se font toutefois dans des conditions très strictes, limités à une personne, pour une heure maximum, une seule fois par semaine. Les proches des détenus doivent porter un masque et tout contact est interdit. Dans les prisons françaises, 292 gardiens ont été testés positifs au Covid-19, ainsi que 118 détenus. Un gardien est mort, ainsi qu’un prisonnier.

"Hervé" demande : "Puis-je aller voir ma mère atteinte d'un cancer et qui est hospitalisée en clinique à plus de 100 km et dans un autre département ?" Oui, Hervé peut se déplacer auprès de sa maman en se munissant de la nouvelle attestation mise en place cette semaine. Il devra cocher la case numéro 4, qui correspond notamment aux déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance des personnes vulnérables. Il est aussi conseillé d’avoir un justificatif de domicile ainsi qu’un document qui atteste de l’hospitalisation de sa mère.

Les abattoirs touchés par le Covid-19

"Patrick" a remarqué que plusieurs clusters de Covid-19 se sont déclarés dans des abattoirs de plusieurs pays. Pourquoi ?

C’est un phénomène qui frappe gravement les Etats-Unis, mais aussi l'Allemagne, et dans une moindre mesure la France, avec un abattoir touché. Aux Etats-Unis, la crise a pris des proportions inquiétantes dans la mesure où au moins 18 abattoirs ont dû fermer leurs portes en deux mois. Les cas de Covid-19 se sont multipliés. Ce n’est pas la viande animale qui est en cause, mais les conditions de travail déplorables, avec des ouvriers les uns sur les autres, sans distance de sécurité.

Le pire exemple se trouve dans le Dakota du Sud, à Sioux Falls, la plus grande ville de l’Etat. L’abattoir y fait travailler 3 700 personnes. Les ouvriers triment sur des chaînes quasiment épaule contre épaule, se croisent dans des couloirs très étroits, entassés dans les vestiaires et à la cantine. Résultat, près de 800 cas de Covid et  deux morts à Sioux Falls. La direction n’a pas réagi aux alertes début mars et a finalement dû fermer l’usine le 12 avril. Dans les abattoirs américains qui ont dû s'arrêter, les mesures de sécurité sont arrivées trop tard. Au total, 6 500 salariés ont été infectés dans tous les Etats-Unis et 20 sont morts. 

En Allemagne, 300 ouvriers ont été testés positifs et placés en quarantaine dans un abattoir du land de Rhénanie-Palatinat. La plupart des ouvriers sont des étrangers qui ne parlent pas allemand et comprennent mal les instructions en matière de  sécurité. En France, 20 personnes ont été testée positives parmi les 700 salariés d’une entreprise d’abattage de volailles en Vendée. D’après la préfecture, la campagne de dépistage a permis d'écarter l'hypothèse d'une chaîne de transmission sur place.

Vous êtes à nouveau en ligne