Coronavirus : Marine Le Pen estime que "le gouvernement a menti sur le niveau de préparation du pays"

France 2

Marine Le Pen, députée et présidente du Rassemblement national, est l’invitée des "4 Vérités" mercredi 1er avril.

Edouard Philippe et le ministre de la Santé sont auditionnés mercredi 1er avril à l’Assemblée nationale. "Je n’attends rien de cette audition puisqu’il n’y a pas un seul représentant du Rassemblement national qui peut être présent pour interroger le gouvernement alors que nous sommes le premier parti d’opposition. Le confinement ne peut pas confiner la démocratie. L’opposition a un rôle à jouer", estime Marine Le Pen, la présidente du parti.

La députée s'entretiendra jeudi par visioconférence avec le Premier ministre pour remonter "des problèmes et des inquiétudes sur les pénuries prévisibles de curare, d’oxygène, de gants ou de masques et pour parler de la stratégie de déconfinement". "Qui va-t-on tester ? Faut-il désinfecter des lieux publics et des transports pour éviter une seconde vague d’épidémie ? Ces sujets doivent être réfléchis maintenant et pas dans la précipitation, la marque de fabrique du gouvernement jusqu'ici", affirme-t-elle.

"Heureuse si Macron fait du patriotisme"

Marine Le Pen a dénoncé les engagements pris par Emmanuel Macron de produire en France le matériel médical nécessaire contre le coronavirus comme les masques et les respirateurs. "Je ne le crois pas, car il a toujours prôné l’inverse. Je suis heureuse s’il fait du patriotisme économique, s'il veut être indépendant et souverain. Mais s’il faut le croire, il manque alors dans son intervention un mea culpa, il aurait dû dire : ‘Moi, Emmanuel Macron je me suis trompé et j’ai eu tort de moquer et discréditer ceux qui, comme le RN, réclamaient ce localisme, ce patriotisme économique", explique-t-elle.

"Le gouvernement a menti sur le niveau de préparation du pays, ce qui a entraîné le confinement général. Si nous avions eu des tests et des masques, nous aurions pu faire comme la Corée du Sud, ne confiner que ceux qui ont été touchés et éviter ce confinement généralisé", martèle la patronne du RN. "Mais, conclut-elle, on nous a dit qu’on était prêt, qu’on avait des stocks et on nous a rassurés. Moi je veux bien faire l’unité nationale autour de la vérité, pas autour de mensonges".

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