"Les gens au ski ont plus de chances de se faire des fractures que de choper le coronavirus", affirme Patrick Pelloux

Patrick Pelloux, lors d\'une conférence en janvier 2017 à Paris. 
Patrick Pelloux, lors d'une conférence en janvier 2017 à Paris.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Invité de franceinfo, l'urgentiste Patrick Pelloux a tenu à rassurer, alors que le coronavirus 2019-nCoV a fait plus de 800 morts, presque tous en Chine. "C'est une contagion qui est très faible, il ne faut pas paniquer", a-t-il précisé.

"Il y a eu plus de morts cette semaine de la grippe saisonnière et des accidents du travail" que du coronavirus, a relativisé l'urgentiste Patrick Pelloux, dimanche sur franceinfo. "Et les gens qui vont partir dans les stations de ski ont plus de chances de se faire des fractures en skiant que de choper le coronavirus", a-t-il ajouté, en référence aux cinq Britanniques contaminés dans la station des Contamines.

"Les gens appellent le Samu pour n'importe quoi : il y en a qui appellent parce qu'ils ont reçu des paquets de Chine, il y en a qui ont croisé des Chinois donc ils ont très peur, il y en a même une qui a enfermé une étudiante chinoise dans sa chambre", a affirmé le président de l'association des médecins urgentistes.

Un taux de contagion très faible

Il a aussi tenu à rassurer : "Une personne qui est contaminée par le coronavirus risque de contaminer deux personnes. C'est une contagion qui est très faible, il ne faut pas paniquer."

"On n'a pas tort d'en parler, parce que ça aura des conséquences économiques et vraisemblablement politiques, donc c'est vraiment quelque chose d'important, mais c'est sous contrôle", a-t-il analysé. "Dans l'histoire de l'humanité c'est l'une des premières fois où une contamination qui a débuté dans un pays comme la Chine est aussi surveillée."

Vous êtes à nouveau en ligne