Le PDG de la SNCF demande l'obligation du port de masques pour les voyageurs dès la levée du confinement

Une femme portant un masque à la fenêtre d\'un train, en avril 2020.
Une femme portant un masque à la fenêtre d'un train, en avril 2020. (JAVIER SORIANO / AFP)

Le trafic ferroviaire devrait reprendre progressivement entre le déconfinement et le début de l'été mais les passagers devront porter des masques, a indiqué mercredi 15 avril le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou.

Le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou demande l'obligation du port de masques pour les passagers des trains dès la levée du confinement. Il précise que son entreprise ne pourra pas les fournir mais s'engage à mettre du gel hydroalcoolique à disposition des voyageurs dans les gares, à la sortie des quais et dans les toilettes des TGV.

>> Coronavirus : les dernières informations sur la pandémie dans notre direct.

L'obligation du port de masques permettrait de lever à bord des trains des règles de distanciation qui "paraissent très, très compliquées à aborder", a expliqué Jean-Pierre Farandou, lors d'une audition au Sénat le 15 avril. "Si on nous impose de mettre un mètre ou un mètre et demi entre chaque passager, avec 100 % des trains, on ne transporte que 20 % de ce qu'on transporte d'habitude. Donc ça ne marche pas!", argumente le PDG de la SNCF.

Le trafic reprendra progressivement après le déconfinement

Autre promesse : la désinfection systématique et régulière des rames. Jean-Pierre Farandou envisage d'abord pour les grandes lignes "peut-être, par rapport à l'offre actuelle, un doublement de l'offre pendant les premières semaines", ce qui la ferait passer de 6 à 7 % à près de 15 %. Il espère faire rouler 20 % des TGV fin mai, la moitié en juin et la totalité en juillet. Le rythme de reprise serait même plus rapide pour les TER, RER et Transiliens.

Pour les TGV, l'équation est aussi économique pour la SNCF, puisque ces trains, non subventionnés, ne sont rentables que si le taux de remplissage atteint 60 %. La compagnie ne vend actuellement pas plus d'un siège sur deux.

Ce "plan de route" pourrait évoluer en fonction des consignes sanitaires, a fortiori si certaines régions devaient être déconfinées après d'autres, a fait remarquer Jean-Pierre Farandou.

Vous êtes à nouveau en ligne