"Le moindre cas suspect de Covid sera hors course" : les meilleurs cyclistes mondiaux au départ de la Route d'Occitanie dans des conditions particulières

Les coureurs cyclistes lors de la Route d\'Occitanie en 2019. Photo d\'illustration.
Les coureurs cyclistes lors de la Route d'Occitanie en 2019. Photo d'illustration. (LAURENT DARD / MAXPPP)

Les grands noms du cyclisme mondial seront sur la ligne de départ de la Route d'Occitanie le 1 août, coup d'envoi de la saison cycliste en France après le temps mort imposé aux coureurs à cause de la pandémie de coronavirus.

C'est la première compétition officielle post-confinement en France. À un mois du Tour de France 2020, Chris Froome, Egan Bernal, Thibaut Pinot, Romain Bardet et le champion de France Warren Barguil seront au départ de la Route d'Occitanie, samedi 1er août. Au total, 21 équipes prendront le départ de la première étape de 187 km à Saint-Affrique pour rejoindre Cazoul-les-Béziers (Hérault).

Une reprise dans un climat très particulier. Les équipes vont vivre quasiment en autarcie pendant quatre jours et limiter au maximum les contacts avec l'extérieur.

Interdiction de s'approcher des coureurs

Aucun contact ne sera possible avec le public. Aux départs et aux arrivées, les spectateurs seront soigneusement tenus à l'écart. Les bus des équipes seront entourés de barrières. Il sera alors interdit de s'approcher, de faire des selfies, de demander des autographes, et même inenvisageable de récupérer un bidon. De même pour la presse : les rapports avec les coureurs seront limités au minimum et uniquement à bonne distance, avec un masque.

Sur la course, le masque sera obligatoire pour les journalistes, suiveurs et organisateurs. De leur côté, les coureurs le porteront de la descente du bus jusqu'à la ligne de départ, ils le glisseront ensuite dans la poche de leur maillot, pour débuter la course.

Test obligatoire avant tout

Pour pouvoir évoluer en peloton, et passer la journée à se frôler, tous les coureurs passeront un test Covid-19, qui doit se révéler négatif. C'est la condition pour pouvoir rouler ensemble sans masque. Les membres des staffs, kinésithérapeutes, mécaniciens, directeurs sportifs, sont aussi tous suivis, et s'il y a le moindre soupçon, des coureurs pourront être exclus, même s'ils sont reconnus négatifs plus tard, et ce quelle que soit la position au classement général. Pour Romain Caubin, le directeur de course, c'est la santé avant tout. "Le moindre cas suspect de Covid sera hors course, que ce soit dans l'organisation, dans les suiveurs ou au sein des équipes, coureurs ou staff, assure-t-il. Il n'y a plus de stars à ce niveau-là." Le directeur de la course ajoute même que "même en cas de test négatif, une personne présentant des symptômes est exclue, et les cas contacts seront également isolés."

C'est un problème de santé publique, de protection du peloton, de la course et de toutes les régions qu'on traverse.Romain Caubin, directeur de la Route d'Occitanieà franceinfo

Certaines équipes prennent même des précautions au maximum. L'équipe Ineos de Chris Froome et Egan Bernal a ainsi demandé des chambres individuelles pour chaque coureur, alors que d'habitude ils dorment à deux dans une chambre.

Pour le public, il restera possible de s'installer au bord de la route pour voir passer les coureurs, à condition de garder ses distances, et de ne pas créer de regroupement de 5 000 personnes. Si c'est le cas dans les Pyrénées, la course limitera les accès dans certains cols.

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