Le décryptage éco. Déconfinement : un marché immobilier dynamique, mais des prêts moins accessibles

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Avec le déconfinement, les visites immobilières ont repris. Mais attention, les conditions d’obtention des prêts se durcissent. Le décryptage de Fanny Guinochet ("L'Express").

Le marché immobilier a repris, comme le reste de l'activité économique, avec le déconfinement qui entre dans sa phase 2, mardi 2 juin. La semaine dernière, les courtiers se sont alarmés sur les obstacles à la reprise ils notent une augmentation des refus bancaires. Les banques serrent la vis et elles appliquent à la lettre les recommandations du Haut conseil de stabilité financière, des mesures qui avaient été prises avant la crise. Et qui contraignent les emprunteurs à ne pas dépasser 33% d’endettement. Elles limitent aussi la durée des prêts : ils ne doivent pas excéder 25 ans.

L’objectif est de protéger les particuliers, d’éviter que l’on se mette dans des situations où on ne pourrait plus rembourser le crédit. Mais ces mesures risquent aussi de pénaliser les ménages. On est aussi dans un contexte où les taux d’intérêt commencent à remonter, donc ça coûte un peu plus cher d’emprunter. Et enfin, avec la crise, les banquiers sont beaucoup plus regardants sur la typologie des emprunteurs, leur situation personnelle, mais aussi professionnelle.   

Le CDI n'est plus suffisant

Évidemment, ils regardent si votre contrat est bien sécurisé : vous avez plus de chances d’obtenir un prêt si vous êtes en CDI que si vous multipliez les contrats courts. C’était déjà comme ça avant la crise, mais la nouveauté, selon les professionnels de l’immobilier, c’est que les banques sont aussi plus attentives à l’entreprise ou le secteur dans lequel vous travaillez. Pour donner des exemples, avant, un CDI chez Renault, Airbus, ou même dans le tourisme étaient perçus comme des sésames, car c’était sans risque. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas : avec l’épidémie, ces filières sont fragilisées..  

Les Français s’intéressent toujours à la pierre. Les visites repartent, il y en a autant qu’avant. Et ceux qui le peuvent ont toujours autant envie d’investir leur épargne dans l’immobilier. Même après cette crise, la pierre reste une valeur refuge. Quant à savoir si les prix vont beaucoup évoluer dans un sens ou dans l’autre, pour l’instant, il est un peu tôt pour le dire mais sans surprise, après ce confinement, on note un engouement pour les maisons, ou à défaut les extérieurs, les terrasses ou les balcons qui valorisent un bien. Les agents constatent aussi que les Français rêvent de s’éloigner des grandes villes, et des zones urbaines.

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