Le coronavirus dans le Grand Est, les Agences régionales de santé et l'allocution du président : le "8h30 franceinfo" de Jean Rottner

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Invité de franceinfo vendredi, le président de la région Grand Est a estimé que les ARS n'ont "pas la bonne méthode" face à l'épidémie du coronavirus car il s'agit "d'agence purement budgétaire". Jean Rottner a aussi expliqué qu'on "n'avait pas anticipé ce rouleau compresseur".

Le Grand Est est l'une des régions les plus touchées par l'épidémie de coronavirus qui a tué près de 1 800 personnes dans le Grand Est. Sur franceinfo vendredi 10 avril, le président de la région Jean Rottner a abordé la question des Agences régionales de santé. Pour lui, les ARS n'ont "pas la bonne méthode" et on "a probablement pris du retard aussi dans la gestion de crise parce que nous avions affaire plutôt à des acteurs budgétaires plutôt qu'à des logisticiens de crise". L'évolution de la santé "nécessite de vraies mutations", selon le médecin urgentiste de métier.

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"Quand on est une agence purement budgétaire, devenir une agence de gestion de crise, c'est profondément différent. C'est des métiers profondément différents, a poursuivi le président de la région Grand Est.

"Une vague énorme est venue nous frapper"

Jean Rottner reconnaît qu'on "n'avait pas anticipé ce rouleau compresseur, cette vague énorme qui est venue nous frapper et qui a nécessité à un moment donné des mesures beaucoup plus fortes". Interrogé sur le fait que le confinement n'a pas été décidé dès le 6 mars dans la région, il déclare que"nous étions pour un confinement localisé très fort, plus fort, nous avions déjà des attitudes de stade 3 à l'époque", notamment par l'adoption du Plan blanc dans la santé, mais "la décision a été prise plus tard" à partir de faits scientifiques par le préfet et l'Agence régionale de santé, explique Jean Rottner .

L'allocution du président devra être "extrêmement claire"

L'allocution du président Emmanuel Macron lundi 13 avril devra être "extrêmement claire et nette" car "quand le discours est simple et clair, les troupes suivent", déclare le président de la région Grand Est. Il estime qu'il "y a eu trop d'hésitations, trop d'atermoiements" sur les masques et qu'il ne faut pas le reproduire pour que les Français aient confiance.

Crise économique

Un plan de soutien de 100 milliards d'euros pour les entreprises, notamment les très petites entreprises (TPE), a été annoncé, jeudi 9 avril, par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Le président de la région Grand Est réclame "un pacte anti-chaos" économque, des décisions "majeures, massives, réfléchies, coordonnées" pour faire face à la crise économique qui va suivre la crise sanitaire du coronavirus et qui "va être dramatique à l'échelle des 24 ou 48 mois qui arrivent".

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