Le brief éco. La hausse du prix des carburants va-t-elle se poursuivre ?

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Le prix des carburants à la pompe continue d’augmenter. Quatrième semaine de hausse consécutive, quelques centimes en plus chaque semaine… Signe de reprise et de rééquilibrage du marché dont les automobilistes se passeraient bien. 

On s’était habitués à des étiquettes très basses dans les stations-services pendant le confinement. Les prix des carburants se déconfinent eux aussi. Le gazole, qui est toujours le plus vendu en France, s’affiche en moyenne à 1,21 euro le litre (il a repris près de 2 centimes en une semaine). Le super sans plomb 95 se vend autour d’1,31 euro (lui a pris 7 centimes par rapport au creux du mois d’avril). Quant au sans plomb 95-E10, qui contient 10% d’éthanol, il est à 1,29 euro.

Le marché pétrolier international redémarre

Les cours s’étaient effondrés avec la pandémie de coronavirus qui a lourdement affecté l’industrie, l’activité en générale et les transports en particulier (voitures, camions, avions avec le kérosène). Avec l’activité qui reprend, la donne change. Il y a un autre facteur très important : la baisse de la production décidée par certains pays producteurs. Pour éviter une chute des cours de l’or noir au cœur de la crise, les pays membres de l’OPEP et leurs alliés, dont la Russie, ont effectué des coupes drastiques dans la production. Tous se sont récemment mis d’accord pour prolonger jusqu’en juillet la réduction du nombre de barils produits. Une réduction à laquelle ils s’astreignent depuis le 1er mai. Tout cela rééquilibre le marché et pousse les prix du brut vers le haut.

Tendance haussière durable ?

Tout dépend maintenant de l’évolution du Covid-19. Les opérateurs restent très vigilants sur un point : va-t-il y avoir une deuxième vague de pandémie ? À ce stade, les experts se veulent optimistes, mais surveillent de près ce qui se passe en Chine avec la nouvelle alerte lancée à Pékin. Cela dit, malgré les craintes il est peu probable que les principales économies soient de nouveau totalement paralysées. Il y a donc fort à parier que la demande en pétrole se maintienne… Ainsi que la hausse des prix à la pompe.

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