Le brief éco. Des carburants de moins en moins chers avant le déconfinement

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Le gazole, le carburant qui est toujours le plus vendu en France, s’affiche en moyenne 1,19€ le litre. Il a perdu près de deux centimes sur une semaine. 

Le prix des carburants à la pompe continue de baisser. Quelques centimes en moins chaque semaine. Les prix suivent les cours du pétrole et sont proches d’un niveau plancher. 

Le gazole, le carburant qui est toujours le plus vendu en France, s’affiche en moyenne 1,19€ le litre. Il a perdu près de deux centimes sur une semaine. Le SP95 se vend autour d’1,24€ ; le SP95-E10, qui contient 10% d’éthanol, est à 1,31€, lui aussi en baisse de près de deux centimes. La nouvelle a de quoi réjouir les salariés qui vont bientôt reprendre leur voiture pour aller travailler quand le déconfinement progressif débutera le 11 mai. Vrai en Île-de-France, mais surtout dans les régions où les Français sont beaucoup plus dépendants de la voiture. Moins bonne nouvelle, par contre, pour les défenseurs de l’environnement.

Marché pétrolier toujours très perturbé

On a beaucoup parlé il y a une quinzaine de jours des cours du pétrole de référence aux États-Unis passés en territoire négatif. Depuis, les prix sont un peu remontés mais le baril du WTI, comme on l’appelle, reste très bas. Il s’échangeait mardi 28 avril au matin sur le marché asiatique à 10$, en baisse de 14%. Un peu mieux côté mais lui aussi très faible et en baisse : le Brent de mer du Nord, notre référence en Europe, dont le baril s’échange actuellement à 19$.

Poursuite de la baisse

Les prix à la pompe risquent fort de continuer à baisser après le déconfinement. L’activité reprend progressivement dans plusieurs pays mais pas suffisamment pour vider les stocks de pétrole pleins à craquer, notamment les stocks américains qui regorgent de pétrole de schiste. Le marché va donc rester volatile pendant un bon bout de temps encore, avec son corollaire de tensions géopolitiques. Il faut savoir que la production de pétrole est rentable pour l’Arabie saoudite à partir de 80$ le baril, 40$ pour la Russie. Nous sommes aujourd’hui entre 12 et 20$ selon le brut de référence. Autant dire que nous sommes très loin du compte pour des pays comme les pétromonarchies, États providence. Mais de là à imaginer que le prix de l’essence tombe lui aussi un jour en terrain négatif, il ne faut pas rêver pour une simple et bonne raison : un litre d’essence comprend 85 centimes de taxes incompressibles imposées par l’État français. Donc, oui, il y aura toujours une limite à la baisse des prix à la pompe.

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