Le brief éco. A l’heure de la crise mondiale, le G20 sert-il encore à quelque chose ?

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Le G20 va injecter 5 000 milliards de dollars au total dans l'économie mondiale, suite à l'épidémie de coronavirus.

Les 20 plus grandes puissances économiques de la planète, réunies au sein du G20, promettent d’injecter plus de 5 000 milliards d’euros dans l’économie pour empêcher la récession. C’est la mobilisation générale contre les effets dévastateurs de l’épidémie du coronavirus. Est-ce pour autant le retour en grâce de ce "club" de la finance internationale, très critiqué ?

La mobilisation est forte, les chiffres parlent d’eux-mêmes et les milliards de dollars (ou d’euros) mobilisés pour lutter contre la chute de l’économie planétaire essaient d’y répondre. Reste à savoir si cela sera efficace. Ce n’est pas la première crise que le monde connaît, ni la première fois que le G20 monte au créneau.

Initiative française

Le G20 est né en France, à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing. C’était en 1975 à la sortie de la crise pétrolière. Le président de la République avait alors réuni les sept plus grandes puissances industrielles pour se coordonner. Ce "club" deviendra le G20 en 1999. L’objectif est alors de réfléchir à l’équilibre des forces en tenant compte de la montée en puissance des pays émergents. À l’époque on parle de la Chine, l’Inde, la Russie et le Brésil. Mais aujourd’hui la crise touche la planète entière.

G20 toujours crédible ?

Les inquiétudes s’intensifient pour les pays pauvres qui n’ont pas accès aux marchés financiers et dont les services de santé ne sont pas adaptés. On peut penser notamment à une partie de l’Amérique latine et, surtout, au continent africain. C’est là où de grandes instances internationales comme le G20 retrouvent tout leur sens : celui de la solidarité.

Plus loin que les coups de menton de Donald Trump ou que les chiffres et les sommes débloquées, le monde est en train de vivre le retour à un besoin de solidarité. Les milliards de dollars mis sur la table mettent de l’huile dans les rouages mais sont finalement bien peu par rapport à la concertation nécessaire. L’essentiel est que les pays se parlent et s’entraident. À quand le Fonds monétaire international dirigé par le représentant d’un pays "pauvre"ou réellement "émergent" ? Peut-être la prochaine étape du processus de mondialisation. Faisons un rêve.

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