Le billet vert. Se mettre au vert pour mieux se confiner

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L'épidémie de Covid-19 a poussé des milliers d’habitants à fuir les grandes villes depuis le début de cette semaine, pour se mettre au vert dans des résidences de vacances, ou dans leurs familles. Ils ont quitté la ville pour se confiner à la campagne ou au bord de la mer. 

Depuis ce lundi 16 mars, des milliers de français ont fui les grandes villes pour se "mettre à l'abri" au vert, direction la campagne ou le bord de mer, comme pour échapper à la progression de cette épidémie très angoissante dans les villes, avec cependant, le risque d'augmenter les contaminations dans des régions rurales pas ou peu encore touchées par le Covid-19.

"Nous sommes en guerre !"  

On connaissait l’exode rural, aujourd’hui c’est l’exode urbain ! Ce n’était pas arrivé depuis la Seconde Guerre mondiale. L’annonce du confinement a provoqué dans les gares des concentrations de voyageurs qui ont quitté la ville pour la campagne, en y cherchant l’espace, la nature, des proches, et du réconfort. Et l’incitation vient également du fait qu’on redoute, souvent avec raison, que la pollution urbaine puisse être un facteur aggravant.

La diminution des transports, notamment des voitures, réduit la pollution donc soulage nos poumons, qui en étant moins irrités, résistent mieux au virus. Pour les usagers, tels que les personnels de santé qui doivent se rendre au travail, il est plus facile, à cause du confinement, de garder ses distances.

En Chine et en Corée du Sud, où la propagation semble stabilisée, le port du masque dès que vous sortez de chez vous est obligatoire, et les tests sont 10 fois plus nombreux qu’en France. L’explication de certains responsables consistant à dire que "cela ne  sert à rien", et "il n’y en a pas pour tout le monde", irrite entre autres, un bon nombre de médecins dans l’Hexagone. D’où l’expression qui court sur le net actuellement : "Entre confinés, et cons finis, il faut choisir !"

L’exemple chinois

En Chine, des précautions ont permis à de grandes villes de stopper la propagation. C’est le cas de Nanjing, une ville de huit millions d’habitants. Pour ceux qui doivent sortir, on leur prend la température à l’entrée des boutiques d’alimentation, ou encore pour emprunter le bus ou le métro, et il y a partout des distributeurs de serviettes désinfectantes à disposition. Par ailleurs, les taxis, qui sont désinfectés entre chaque course, ont scotché un plastique transparent pour isoler les passagers, qui paient uniquement par smartphone.

Des applications numériques sont mises en place, ou votre état de santé est accessible à tous, en complément de ce qui existe déjà avec le programme de "crédit social" : les citoyens les plus mal notés sont, par exemple restreints dans leurs moyens de transports. C’est l’ambiance Black Mirror de la série américaine, qui vous attribue des bons et des mauvais points suivant vos comportements, sauf qu’on est passé du virtuel au réel ! Votre fiche santé personnelle, constamment mise à jour suivant vos fréquentations ou voyages, est censée évaluer les risques de contamination pour vous-même ou pour les autres. En gros, en étant géo localisé, vous avez le temps de changer de trottoir ! Cela sert également de passeport pour pénétrer ou non dans certains quartiers isolés, bâtiments ou commerces. 

Des mesures difficilles à imposer en Europe

Ces mesures sont difficilement imaginables en Europe, à moins de les limiter dans le temps, tout en respectant une sorte d’anonymat. Pour la qualité de l’air par exemple, si on a un doute sur les particules les plus fines, facteur de propagation, il faut les endiguer. Cela concerne le diesel, les aérosols, mais aussi les épandages agricoles, actuellement en cours, malgré l’urgence sanitaire. Tout ce qui peut contribuer à faire baisser les risques est évidemment bienvenu.

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