Le billet sciences. Le coronavirus va-t-il disparaître avec l'été ?

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Les scientifiques attendent de nouvelles observations avant de conclure sur une amélioration de la situation avec le temps chaud et sec de l'été mais beaucoup pensent qu’il ne disparaitra pas complètement.

Anthony Fauci, immunologiste américain de renom, conseiller santé de la Maison Blanche sur le Covid-19, l’a dit haut et fort, jeudi 26 mars : ce coronavirus reviendra d’hiver en hiver, si on ne trouve pas un vaccin. Il n’est pas le seul à le penser. D’autres chercheurs, comme Amesh Adjala, estiment aussi qu’il va devenir permanent avec des fluctuations saisonnières un peu comme la grippe. En revanche, tous ne sont encore fixés sur comment nos organismes vont y répondre et comment le virus peut muter.

Les virus se développent l'hiver

Normalement les virus nous attaquent l’hiver parce qu’ils sont stables à basse température et quand il fait humide. Ils peuvent rester longtemps sur nos mains nos poignées de porte, nos tables, etc. Et comme, en plus, notre système immunitaire est moins fort parce qu'il mène déjà un combat contre le froid, il laisse les virus entrer. Normalement, la chaleur attaque la pellicule de gras qui protège les virus, il reste donc moins longtemps actifs sur les surfaces. D’ailleurs au CHU de Lille, on a adopté une méthode pour stériliser le matériel médical en le chauffant pendant 20 minutes à 56°C ou 5 minutes à 65°C, comme l'a montré une étude sur la résistance du virus selon les températures. Il semble logique qu'un temps chaud et sec ralentisse la progression du Covid-19. Mais on voit que le virus touche même des pays désertiques comme ceux du Golfe.

Les observations de sa progression en Inde

Comme ailleurs, le virus s'est propagé dans ces pays chauds avec des cas importés. Un patient venu d’Italie a propagé le virus au Brésil. Même chose dans les pays du Golfe où les premiers cas venaient de Chine ou d’Europe. Les expatriés ont vite été mis en quarantaine pour éviter la propagation au Qatar. Mais le pays a aujourd’hui environ 540 cas selon la carte du virus développée sur le site internet de l’université américaine de médecine Johns Hopkins. Mais là où les virologues attendent de voir ce qu’il se passe en Inde avec 1,3 milliard d’habitants, confinés depuis mercredi et dont les climats variés des contreforts de l’Himalaya au nord, aux moussons tropicales du Sud diront aussi si la météo joue un rôle ou pas pour ralentir le virus.  

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