"La vie normale reprend ses droits", affirme le médecin Jérôme Marty, après l'annonce de la fin d'un siège sur deux dans les TGV

Un passager masqué dans la gare Saint-Charles à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 23 mai 2020.
Un passager masqué dans la gare Saint-Charles à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 23 mai 2020. (JULIEN PASQUALINI / RADIO FRANCE)

"Il est normal que, progressivement, on relâche tout ce qu'on a pu mettre en place", explique sur franceinfo le président du Syndicat de l'Union française pour une Médecine Libre (UFML), tout en rappelant la nécessité du port du masque.

Le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a annoncé dimanche 31 mai que "100% de l'offre" de la SNCF sera commercialisée à partir de la "mi-juin" et que la restriction d'un siège sur deux est levée dans les TGV. "La vie normale reprend ses droits", a réagi sur franceinfo Jérôme Marty, médecin généraliste et président du Syndicat de l'Union française pour une Médecine Libre (UFML). "On voit que cette épidémie est heureusement en train de nous quitter. Les courbes ont tendance à baisser partout dans notre pays, souligne Jérôme Marty. Donc il est normal que, progressivement, on relâche tout ce qu'on a pu mettre en place et qu'on revienne à une situation normale en gardant évidemment le port de masque obligatoire."

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Le médecin rappelle que "c'est dans les lieux clos en particulier que cette épidémie se transmet et qu'il faut une aération. En l'absence d'aération suffisante, il faut que tout le monde porte le masque". Il espère que les systèmes de ventilation dans les trains soient suffisants. Il conseille "d'éviter les sièges face à face". Mais selon lui, "quand on est assis côte à côte et si chacun porte un masque, on diminue quand même grandement le risque". Le président de l'UFML attend tout de même "de vraies études" pour savoir "si le virus circule encore ou s'il ne circule plus, ce qui calmerait profondément tout le monde".

Jérôme Marty reconnaît que "le risque zéro n'existe pas. On voit que le virus reste parmi nous. Il restera parmi nous encore des semaines ou des mois. Il est peu probable que l'on ait repris une nouvelle courbe, cette fameuse deuxième vague. Est-ce qu'il reviendra ensuite avec une saisonnalité au mois de septembre, au mois d'octobre, on ne le sait pas". Il souligne qu'il va rester "quelques clusters dans les entreprises, dans des foyers, c'est là où il se développe". Mais selon le médecin, "revoir une population entière touchée, c'est peu probable".

"Il faut porter un masque", rappelle le médecin

Jérôme Marty estime qu'avec plus de monde dans les trains, il n'y a pas plus de risque de contamination. "Si tout le monde porte un masque, non. Le gros problème des transports en commun, ça a été l'absence de port du masque. On l'a dénoncé suffisamment", affirme le président de l'UFML. "C'est cet accessoire-là qui est le principal. On sait que 50 à 80% de la contamination se fait par aérosolisation. Donc il faut porter des masques pour éviter d'aérosoliser sur son voisin."

Si chacun porte un masque, il n'y a pas de problème particulier, on fait tomber d'au moins 95% le risque.Jérôme Martyà franceinfo

L'Ile-de-France, où l'attestation employeur reste obligatoire dans les transports en commun pour se déplacer aux heures de pointe, "va prendre un peu de retard par rapport aux autres régions", ajoute Jérôme Marty. "Il y a cinq millions de personnes qui prennent le métro par jour, qui prennent les transports en commun par jour; Donc des densités de populations très importantes et un virus qui circule encore un petit peu plus qu'ailleurs. Donc il est normal que l'on soit encore plus prudent que dans les régions."

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