La Corée du Nord tire des projectiles en mer du Japon pour la quatrième fois en un mois

La photo d\'un tir de missile dévoilée par l\'agence de presse officielle nord-coréenne, le 22 mars 2020.
La photo d'un tir de missile dévoilée par l'agence de presse officielle nord-coréenne, le 22 mars 2020. (KCNA KCNA / X02538 / REUTERS)

Ce lancement visait à montrer que le pays continue de fonctionner normalement, en dépit de la pandémie de Covid-19 qui affecte le monde, estime un chercheur.

La Corée du Nord a réalisé dimanche 28 mars, pour la quatrième fois en un mois, des tirs de projectiles, vraisemblablement des missiles balistiques, au moment où toute l'attention de la communauté internationale se focalise sur la lutte contre le Covid-19.

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Les tirs ont été réalisés dans le secteur de la ville portuaire de Wonsan, sur la côte est, et en direction de la mer du Japon, ou mer de l'Est selon l'appellation coréenne.

"Une action extrêmement inappropriée"

"Une telle action militaire de la Corée du Nord est extrêmement inappropriée au moment où le monde entier a des difficultés en raison de la pandémie du Covid-19", a observé l'état-major interarmes sud-coréen dans un communiqué, en précisant que les projectiles semblaient être des missiles balistiques.

Le ministère japonais de la Défense a aussi dit qu'ils ressemblaient à "des missiles balistiques" et précisé qu'ils n'étaient pas tombés dans les eaux japonaises ni dans la zone économique maritime exclusive du Japon.

La Corée du Nord, pays doté de la bombe atomique, n'a fait aucun commentaire sur ces lancements. Elle avait affirmé que les trois séries de tirs réalisés en mars en direction de la mer du Japon étaient tous des essais d'engins d'"artillerie de longue portée".

Le pays est sous le coup de multiples sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies pour l'obliger à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique interdits.

Une aide des Etats-Unis pour lutter contre le coronavirus

Au lendemain des tirs de la semaine dernière, les médias du Nord avaient annoncé que le dirigeant Kim Jong Un avait reçu une lettre du président américain Donald Trump détaillant un projet visant à améliorer les relations bilatérales, et lui proposant de l'aide pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Ce que des responsables de la Maison Blanche avaient confirmé.

Mais la presse nord-coréenne citait notamment la soeur et conseillère de Kim Jong Un, Kim Yo Jong, qui avertissait que la bonne relation personnelle entre ce dernier et Donald Trump ne serait pas suffisante pour relancer les relations.

La Corée du Nord est un des rares pays au monde à ne pas avoir annoncé de cas de contamination sur son sol, même si au Sud, beaucoup sont persuadés que le Nord est touché.

De nombreux experts estiment que la pandémie, qui a déjà tué plus de 30 000 personnes dans le monde, pourrait s'avérer catastrophique au Nord, vu la faiblesse de son système de santé.

Le lancement de dimanche visait à montrer que le pays continue de fonctionner normalement, en dépit de la pandémie qui affecte le monde, estime Kim Dong-yub, chercheur à l'Institut pour les études sur l'Extrême-Orient, basé à Séoul.

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