Israël : l'élection surprise de Benny Gantz au Parlement ouvre la voie au maintien de Benjamin Netanyahu

Benny Gantz, numéro 1 du parti centriste israélien \"Bleu-Blanc\", Lors d\'une conférence de presse à Ramat Gan, en Israël, le 7 mars 2020.  
Benny Gantz, numéro 1 du parti centriste israélien "Bleu-Blanc", Lors d'une conférence de presse à Ramat Gan, en Israël, le 7 mars 2020.   (AHMAD GHARABLI / AFP)

Mais dans un coup de théâtre, il a présenté sa propre candidature, la seule d'ailleurs pour ce poste.

Dans un retournement aussi spectaculaire qu'inattendu, Benny Gantz a été élu président du Parlement israélien jeudi 26 mars, dans le cadre d'un potentiel accord de partage du pouvoir avec son rival Benjamin Netanyahu pour mettre fin à la pire crise politique de l'histoire d'Israël.

Benny Gantz, numéro 1 du parti centriste "Bleu-Blanc" qui a été désigné le 16 mars pour former le nouveau gouvernement après les élections du 2 mars, devait présenter la candidature d'un de ses députés pour diriger le Parlement. Mais dans un coup de théâtre, il a présenté sa propre candidature, la seule d'ailleurs pour ce poste.

Il a été aussitôt élu par 74 voix contre 18, obtenant notamment les voix des députés du Likoud, mais perdant des appuis dans son propre camp, des membres de "Bleu-Blanc" ayant refusé de cautionner ce rapprochement avec le parti de Benjamin Netanyahu.

Un gouvernement "d'union et d'urgence" pour faire face au coronavirus

Après trois élections en moins d'un an, Benny Gantz, ancien chef d'état-major de l'armée, a dit justifier cette volte-face par la nécessité, selon lui, d'agir de manière "responsable" et "patriotique" pour doter Israël d'un gouvernement stable, "d'union et d'urgence", afin d'affronter la pandémie de nouveau coronavirus dans le pays.

Son élection comme chef du Parlement est un "arrangement temporaire" et consacre l'abandon de son projet de diriger le pays, explique Udi Sommer, qui enseigne les sciences politiques à l'université de Tel-Aviv. Le mandat de former le gouvernement devrait revenir à Benjamin Netanyahu qui y "nommera Gantz à un poste clé".

En attendant, les équipes des deux hommes mènent des pourparlers dans l'espoir d'accoucher d'un gouvernement "d'union et d'urgence", pour faire face surtout au nouveau coronavirus. Jusqu'à présent plus de 2 693 cas, dont huit morts, ont été confirmés officiellement en Israël.

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