"Il ne peut pas y avoir de déconfinement si les Français ne sont pas rassurés", estime Patrick Kanner

Les décisions annoncées par l'exécutif, lundi 13 avril, semblent être un compromis entre l'économie et la santé. Le président du groupe PS au Sénat, Patrick Kanner, est l'invité du 23h de franceinfo.

Selon un sondage, 84 % des Français approuvent une prolongation du confinement. Fallait-il le faire ? "Nous savions depuis le début que trois semaines ou quatre semaines ne seraient pas suffisantes. Je pense que le président de la République a pris la bonne décision, notamment en prolongeant le confinement mais en donnant une date limite potentielle, il a tracé un horizon. Mais il est vrai qu'après un petit vent d'euphorie, nous nous retrouvons ce matin, peut-être pas avec la gueule de bois, mais avec le sentiment que tout na' pas été dit. Messieurs Castaner, Blanquer, Philippe… on voit bien que les choses seront complexes à mettre en œuvre. Ce n'est pas une critique, mais il faut dire le langage de vérité aux Français notamment sur les écoles", estime Patrick Kanner.

Reconnaître les insuffisances

Un plan de déconfinement doit être annoncé. Qu'en attendre ? "Nous attendons qu'il y ait la reconnaissance des insuffisances. Ce sont les mots du président. Il ne peut pas y avoir de déconfinement si les Français ne sont pas rassurés. Sur le fait qu'ils pourront porter des maques, qu'ils pourront être testés, être hébergés dans d'autres endroits que les lieux familiaux. Nous seront exigeants pour que toutes les vérités et toutes les formes d'informations soient données aux Français dans de bonnes conditions (…) cette autorisation de légiférer à notre place, est placée sous notre contrôle et nous ferons ce travail parce que les Français ont besoin de savoir que leurs représentants travaillent dans de bonnes conditions", martèle Patrick Kanner.

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