"Il faut reprendre le chemin des cabinets médicaux" : l'appel pour ne pas oublier les autres maladies

La gestion du coronavirus est un enjeu central pour des millions de Français. Mais d'autres maladies existent et circulent encore. Lamine Gharbi, président de la Fédération de l'hospitalisation privée, est l'invité du 23h de franceinfo.

Les premiers oubliés ne sont-ils pas les patients eux-mêmes ? "Il faut que les patients reprennent le chemin des cabinets médicaux, des services d'urgence parce que nous avons arrêté toutes les opérations non-urgentes il y a un mois. Mais les pathologies continuent d'évoluer. Tous les rendez vous doivent être honorés. Il y a une telle peur d'aller dans la rue, alors aller dans un établissement de santé, je ne vous dis pas. Mais dans les établissements, des circuits 'Covid' et 'Non-Covid' ont été mis en place", avance Lamine Gharbi, qui sensibilise sur la prise en charge de ces autres personnes malades.

Peur des drames sanitaires

Ce qui n'était pas urgent il y a quelques semaines, l'est peut-être aujourd'hui. Il faut donc venir consulter. "La télémédecine c'est bien, mais l'examen clinique, c'est important, il faut reprendre le chemin des cabinets médicaux de ville (…) nous tournons à 30% d'urgence aujourd'hui. Je veux bien qu'il n'y ait plus d'accident de la route, de vélo. Mais où sont passés ces patients, où sont passés ces infarctus ? Où sont passés ces AVC ? J'ai peur que lorsqu'on va ouvrir les maisons de nos concitoyens, on tombe sur des drames sanitaires. Ce n'est pas le moment de rajouter de la peine. Il faut juste faire du porte à porte et que nos concitoyens s'occupent de leurs voisins", met en garde Lamine Gharbi.

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