Gestion politique de la pandémie de coronavirus : "Il n’y a pas d’union nationale à mi-temps ", prévient Gilles Le Gendre

Le président du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale estime que le temps de polémiquer sur lesresponsabilités n'est pas venu. "Ce moment viendra", "quand la crise sera derrière nous", promet-il.

"Il n’y a pas d’union nationale à mi-temps, il n’y a pas d’union nationale à géométrie variable", a prévenu sur franceinfo samedi 28 mars Gilles Le Gendre, président du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale. Le député a plaidé pour "une éthique collective à respecter" alors que le pays face face à l'épidémie de coronavirus. "L’union nationale", a-t-il défini, "c’est d’être tous réunis dans la phase de crise actuelle aiguë pour gagner cette bataille".

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Gilles Le Gendre a également affirmé que certaines critiques de l’opposition étaient paradoxales, notamment sur le maintien du premier tour des élections municipales.

Si erreur il y a eu, elle est partagée par l’ensemble des responsables politiques. 

Gilles Le Gendre, président du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale

à franceinfo

"J’ai participé à absolument toutes les réunions organisées par le Premier ministre avec l’ensemble des responsables et des représentants des forces politiques avant le premier tour. Je n’ai pas entendu une seule voix qui s’élevait pour proposer au Premier ministre d’annuler ces élections", affirme le député. Le président du groupe LREM au palais Bourbon juge donc qu’une potentielle erreur "n’est pas le fait exclusif du gouvernement".

"L'heure n'est pas aux investigations"

Plus largement, Gilles Le Gendre estime que les politiques adressent "[leurs] questionnements et [leurs] critiques comme si c’était une crise banale et ordinaire. Ce n’en est pas une et c’est en cela qu’elle est bouleversante, traumatisante et qu’elle provoque une anxiété parfaitement légitime". S’il confirme qu’une mission d’information sera installée mardi prochain à l’Assemblée nationale, il estime que "l’heure n’est pas aux investigations, l’heure n’est pas à l’analyse de la crise, de ses origines, de ses conséquences et de la manière dont elle a été traitée". "Ce moment viendra", promet-il cependant, assurant que "la controverse politique aura lieu quand la crise sera derrière nous", "sous l’égide du président de l’Assemblée nationale avec tous les moyens possibles et toute la transparence nécessaire".

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