Gestion de la crise sanitaire : une enquête préliminaire vise Édouard Philippe

Une enquête préliminaire vise l'ancien Premier ministre, Édouard Philippe, dont la gestion de la crise sanitaire est remise en cause.

Jeudi 15 octobre, des perquisitions ont eu lieu après que les enquêteurs ont reçu des plaintes sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Plusieurs ministres, dont l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, sont dans le viseur de la Cour de justice de la République. Tout commence le 6 mars 2020. Le Premier ministre anime son premier point coronavirus. "Le virus est présent dans certains territoires, il circule, mais il n'est pas présent partout sur le territoire", déclare-t-il.

Une enquête préliminaire toujours en cours

La situation semble sous contrôle. Mais très vite, les doutes se multiplient. Le 13 mai, le Premier ministre affirme que le port du masque dans la rue "ne sert à rien". Or, quelques mois plus tard, le gouvernement revient sur sa position. Les masques sont de nouveau disponibles en quantité. Le 14 mars, Édouard Philippe annonce la première série de mesures de lutte contre l'épidémie, dont la fermeture de tous les lieux non-indispensables à la vie du pays et recevant du public. Mais l'annonce de ces fermetures provoque la confusion, à la veille du premier tour des élections municipales. Le mot d'ordre est alors de rester chez soi et de se rendre aux urnes. Deux jours après le premier tour, le pays est totalement confiné. Un article du Monde fait alors l'effet d'une bombe politique : Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé, y affirme : "le 30 janvier, j'ai averti Édouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir". Début mai, Le Monde affirme que des stocks de masques périmés, mais utilisables, auraient été détruits par l'État. Finalement, le 3 juillet, Édouard Philippe quitte Matignon : l'enquête préliminaire qui le vise est toujours en cours.

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