VIDEO. Finances publiques : "Il faut peut-être cantonner la dette héritée du Covid-19", estime le gouverneur de la Banque de France

FRANCEINTER / RADIOFRANCE

"Si nous arrivons à stabiliser" la croissance des dépenses publiques, "en dix ans nous pouvons ramener [la] dette pré-Covid à 80%", affirme par ailleurs François Villeroy de Galhau.

Invité de France Inter, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a jugé jeudi 9 juillet qu'"il faut peut-être cantonner la dette héritée du Covid-19". Il estime à "20% supplémentaires" cette dette héritée de la crise économique liée à la crise sanitaire du coronavirus. Selon l'Insee, fin mars la dette publique française s'établissait à 101,2% du PIB. Une dette globale que François Villeroy de Galhau juge d'ailleurs "beaucoup trop élevée".

Nous avons été trop négligents depuis 20 ans, là il faut avoir une stratégie de désendettement, sans doute sur 10 ans, dès que la reprise sera installée. 

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France

à France Inter

Le gouverneur de la Banque de France appelle ainsi la France à "mieux maîtriser ses dépenses publiques". François Villeroy de Galhau indique que, depuis dix ans, la croissance "des dépenses publiques après inflation en volume chaque année" se montait à une hausse de 1%. "Si nous arrivons à stabiliser" la croissance des dépenses publiques, "en dix ans nous pouvons ramener cette dette pré-Covid à 80% et ça change tout, y compris dans la solidarité avec les jeunes. Nous leur laisserons un sac-à-dos enfin plus léger !", estime-t-il.

François Villeroy de Galhau rejette la proposition de certains "d'annuler la dette". Pour le gouverneur de la Banque de France, "la Banque centrale européenne ou la Banque de France n'ont pas le droit d'annuler les dettes que nous détenons, par contre il faut gérer la dette dans le temps".

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