Epidémie de pneumonie en Chine : les autorités "n'excluent pas" une transmission entre humains

Des touristes font la queue aux contrôles sanitaires à l\'aéroport à Bangkok en Thaïlande, le 5 janvier 2020.
Des touristes font la queue aux contrôles sanitaires à l'aéroport à Bangkok en Thaïlande, le 5 janvier 2020. (PORNPROM SATRABHAYA / BANGKOK POST)

Cette épidémie est due à un nouveau type de coronavirus, selon l'OMS. Cette famille compte un grand nombre de virus, dont beaucoup entraînent des maladies bénignes.

D'où provient ce virus ? Le risque que la mystérieuse pneumonie virale touchant actuellement la Chine soit transmissible entre humains est "faible", mais "pas exclu", ont annoncé les autorités sanitaires chinoises, mercredi 15 janvier. L'une des 41 malades recensés à Wuhan, la ville où l'épidémie a débuté, a peut-être été contaminée par son mari, a estimé la Commission municipale de l'hygiène et de la santé.

Dans un communiqué, elle a indiqué que l'époux en question travaillait sur un marché de gros de fruits de mer, où la plupart des cas ont été détectés jusqu'à présent. Or, sa femme dit ne jamais s'y être rendue. "La possibilité d'une transmission limitée entre humains ne peut être exclue, mais le risque d'une transmission inter-humaine continue est relativement faible", a souligné la commission. Le marché incriminé est fermé depuis le 1er janvier, sur décision des autorités.

Au moins une personne est morte

La Commission municipale de l'hygiène et de la santé de Wuhan a précisé que la majorité des patients porteurs du virus étaient des hommes, la plupart d'un certain âge. Un patient contaminé est mort. Cette épidémie alimente les craintes d'une réapparition d'un virus de type Sras, qui avait tué quelque 650 personnes en Chine continentale et à Hong Kong, en 2002-2003. En dehors de la Chine, la maladie a été diagnostiquée chez une femme originaire de Wuhan, à son arrivée en Thaïlande, a indiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS), citant les autorités thaïlandaises.

A Hong Kong, les autorités ont renforcé leurs mesures de détection, avec notamment des points de contrôle des températures à destination des voyageurs arrivant dans le territoire. Selon les autorités hongkongaises, 71 personnes s'étant rendues à Wuhan récemment ont été hospitalisées. Elles souffraient de fièvre et de problèmes respiratoires, mais 60 d'entre elles ont été autorisées à sortir et le virus n'a été diagnostiqué chez aucune d'entre elles.

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