En Iran, le coronavirus regagne du terrain de façon alarmante

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Tous les matins nous nous rendons dans un pays ou une zone de la planète à l’heure de la pandémie de coronavirus. Mardi 2 juin direction l’Iran, l'un des pays les plus touchés et qui voit depuis deux jours les cas augmenter de façon alarmante, alors qu’en Europe l’heure est plutôt à l’optimisme.

Le sort semble s’acharner sur l’Iran. Le coronavirus ne veut pas quitter le pays, et on dirait qu’il en a fait une cible de choix. Au tout début de l’épidémie, les membres du gouvernement iranien sont allés à la télévision, toussant, annonçant qu’ils étaient malades, demandant aux Iraniens de rester chez eux. Ensuite, la maladie n’a cessé de gagner du terrain, dans toutes les classes de la société, dans toutes les régions du pays. Les chiffres officiels font état de presque 8 000 morts et de plus de 155 000 cas. Mais depuis des semaines, elle reculait. Or, lundi 1er juin, les autorités de la République islamique annoncent qu’en 24 heures, 3 000 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés, dans trois régions du pays. Et brusquement, le régime s’alarme.

Parmi les raisons qui peuvent expliquer cette soudaine recrudescence, il y en a une essentiellement : le relâchement des gestes barrières dû à une reprise du travail. Il faut se rappeler qu’un mois après le début de l’épidémie, face à une crise économique qui s’annonçait gravissime, les Iraniens ont décidé de mettre fin au confinement. Le président Rohani, à contrecoeur, avait demandé aux Iraniens de retourner travailler. Le pays, déjà frappé par un embargo occidental qui paralyse son économie et par une crise sociale majeure ne pouvait pas se permettre de sombrer encore plus. Avec un réseau très dense de toutes petites entreprises familiales, les autorités ont espéré que la maladie circulerait peu. Malheureusement, trois régions voient le nombre de cas grimper en flèche : dans le sud, l’ouest et le sud-est.

Pas de reconfinement général du pays

Une seule région du pays a pris des mesures de reconfinement, mais le pays s’en tient à ses mesures avec juste l’espoir que les Iraniens respectent mieux les gestes barrières. Il faut aller travailler. Les médecins iraniens pensent que les mariages et les enterrements sont en partie responsables de cette reprise. Les Iraniens ont beaucoup de mal à ne pas s’y rendre, souvent parce que c’est socialement inacceptable de refuser. Entre le risque de la maladie, et la politesse et les usages sociaux, beaucoup d’Iraniens ont choisi la tradition.

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