Élections municipales : "La raison, c'est de voter fin juin" pour le second tour, si les conditions sanitaires sont réunies, selon François Bayrou

François Bayrou, invité sur France Inter, le 30 janvier 2019.
François Bayrou, invité sur France Inter, le 30 janvier 2019. (France Inter)

Le président du Modem s'était prononcé contre le maintien du premier tour mais juge aujourd'hui que les collectivités locales doivent être "parties prenantes" dans la relance du pays.

"Si on peut sanitairement, s'il n'y a pas de rebond de l'épidémie, si on n'est pas dans une contrainte extrêmement forte du point de vue de la contagion, la raison c'est de voter fin juin", a affirmé François Bayrou, maire de Pau et président du Modem, dimanche sur France Inter, alors que 36 maires, dont Anne Hidalgo et Christian Estrosi, signent une tribune dans le Journal du Dimanche. Le texte appelle à la fin du "confinement démocratique" alors que le gouvernement a évoqué la possibilité d'organiser le premier et le second tour à l'automne.

François Bayrou rappelle qu'il s'était opposé au maintien du premier tour le 15 mars, "parce qu'il y avait une contradiction absolue entre le fait qu'on demandait aux gens de rester chez eux, et en même temps on les invitait à aller voter".

Mais il considère qu'"aujourd'hui ce n'est plus le cas". "Simplement, il faut prendre des précautions, que les attentes dans les bureaux de vote aient lieu à l'extérieur, qu'il y ait du gel et des masques", prévient-il. Le chef du Modem juge à présent que ce vote doit avoir lieu car "il y a besoin que les collectivités locales soient parties prenantes de la relance du pays."

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