Sommet de l'UE : le président du Conseil européen juge "possible" un accord entre les Vingt-Sept

Le président du Conseil européen, Charles Michel, le 20 juillet 2020 à Bruxelles (Belgique).
Le président du Conseil européen, Charles Michel, le 20 juillet 2020 à Bruxelles (Belgique). (MAXPPP)

Le Belge Charles Michel a annoncé qu'il allait soumettre une nouvelle proposition aux Vingt-Sept.

"Les dernières étapes sont toujours les plus difficiles, mais je suis confiant." Le président du Conseil européen, Charles Michel, va soumettre aux Vingt-Sept lundi 20 juillet une proposition révisée de plan de relance de l'économie de l'Union européenne post-coronavirus, sur lequel ils bataillent depuis vendredi. "Je suis convaincu qu'un accord est possible", a ajouté celui qui joue un rôle de médiateur dans ce sommet. 

Le plus long sommet depuis celui de Nice en décembre 2000. Après une journée complète de discussions dimanche, puis une longue nuit d'échanges, la session entre les 27 dirigeants de l'UE a été suspendue à 6 heures du matin et a repris vers 16 heures. Le sommet, qui a commencé vendredi matin, est le plus long depuis celui de Nice en décembre 2000.

 Un projet de compromis moins ambitieux que le projet initial. Le président du Conseil européen, Charles Michel, médiateur du sommet, va présenter un nouveau projet de compromis aux capitales, moins ambitieux que le projet initial. Il devrait proposer de revoir à la baisse la part de subventions dans le plan de relance à 750 milliards d'euros : 390 milliards, contre 500 milliards dans la proposition initiale. Le reste serait constitué de prêts.

  De profondes dissenssions avec les pays "frugaux". Les pays dits "frugaux" (Pays-Bas, Suède, Danemark, Autriche) et la Finlande bloquent tout accord depuis le début du sommet vendredi. Ces réticences menacent de faire capoter un plan massif de soutien à l'économie, qui profiterait avant tout aux pays du Sud comme l'Italie et l'Espagne, les plus touchés par l'épidémie.

Emmanuel Macron a tapé du poing sur la table. La journée de dimanche a été marquée par la prise de parole, au dîner, du président français, qui a haussé le ton pour dénoncer la mauvaise volonté et les "incohérences" des frugaux. "Il y a eu une passe très dure. Le Président suivi par la chancelière (allemande Angela Merkel) a tapé du poing sur la table", a indiqué une source française à l'AFP.

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