Sommet européen à Bruxelles : les discussions s'enlisent sur le plan de relance économique

La chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron et le président du Conseil européen Charles Michel au sommet européen à Bruxelles (Belgique), le 17 juillet 2020.
La chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron et le président du Conseil européen Charles Michel au sommet européen à Bruxelles (Belgique), le 17 juillet 2020. (THIERRY MONASSE / ANADOLU AGENCY / AFP)

Les dirigeants européens ne sont pas d'accord sur la manière de mettre en place les 750 milliards d'euros d'aides, ce qui promet des négociations difficiles.

C'est un rendez-vous capital et incertain. Les dirigeants de l'Union européenne se réunissent à Bruxelles (Belgique), vendredi 17 juillet, pour un sommet consacré à la relance économique du continent afin de faire face à la crise sanitaire. Mais les discussions s'enlisent après plusieurs heures de négociations entre les Vingt-Sept car le plan de 750 milliards d'euros ne fait pas l'unanimité.

Un plan XXL pour sauver l'emploi. Sur la table des négociations, un plan de relance de 750 milliards d'euros, composé de 250 milliards de prêts, et surtout de subventions à hauteur de 500 milliards, qui n'auront pas à être remboursées par les Etats bénéficiaires. Le montant global de l'enveloppe n'est pas sujet à débat.

Deux visions sur les contreparties. Il y a d'une part les états dits "frugaux" – les Pays-Bas en tête, la Suède, le Danemark, l'Autriche –, qui souhaitent des contreparties et des réformes de la part des états bénéficiaires. Et il y a une autre partie de l'Europe, emmenée par la France et l'Allemagne, qui souhaite un plan moins contraignant, plus rapide et efficace.

"Un moment de vérité pour l'Europe." Face à la presse, Emmanuel Macron a requis "beaucoup plus de solidarité et d'ambition" et a évoqué des "prochaines heures décisives". La chancelière allemande, Angela Merkel, s'attend à des négociations "très, très difficiles" et le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a déclaré qu'il n'était "pas optimiste".

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