Covid-19 : "Les voyages non essentiels doivent être fortement déconseillés", selon la présidente de la Commission européenne

La présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen lors d\'une conférence de presse à Bruxelles (Belgique), le 20 janvier 2021.
La présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen lors d'une conférence de presse à Bruxelles (Belgique), le 20 janvier 2021. (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / AFP)

"Nous sommes de plus en plus inquiets au sujet des différents variants" du coronavirus, a déclaré Ursula von der Leyen .

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a estimé jeudi 21 janvier que "tous les voyages non essentiels doivent être fortement déconseillés", "en raison de la situation sanitaire très grave" liée à la pandémie de Covid-19. "Nous sommes de plus en plus inquiets au sujet des différents variants" du coronavirus, a-t-elle déclaré, à l'issue d'un sommet en visioconférence des 27 Etats membres de l'Union européenne.

 Près de 23 000 cas supplémentaires en France. Le pays a enregistré 22 848 nouvelles contaminations au Covid-19 et 346 décès supplémentaires en 24 heures dans les hôpitaux, ont annoncé jeudi 21 janvier les autorités sanitaires. Le bilan de l'épidémie dans le pays s'établit désormais à 71 998 morts. Le nombre de patients hospitalisés a légèrement augmenté, y compris en réanimation, pour s'établir respectivement à 25 735 et 2 876 personnes. Par ailleurs, 823 567 personnes avaient reçu jeudi une première dose de vaccin, a précisé la Direction générale de la santé, soit 130 790 de plus en 24 heures. 

 Un reconfinement pas exclu mais "nous n'en sommes pas là", selon Olivier Véran. La France pourrait être amenée à "prendre des mesures plus dures" comme un "confinement", si la situation devait évoluer dans le pays, avec une "pente épidémique à l'anglaise", a admis le ministre de la Santé, sur le plateau du 20 heures de TF1, jeudi 21 janvier. "On a toujours raisonné en termes de pression sanitaire, nous n'en sommes pas là aujourd'hui", a ajouté Olivier Véran. Le gouvernement souhaite d'abord "donner sa chance" au couvre-feu à 18 heures "de fonctionner". "Il a fonctionné dans 15 départements qui étaient en inflation épidémique", a observé le ministre. 

 L'agence européenne chargées des maladies relève d'un cran son niveau de vigilance. L'agence européenne chargée des maladies a appelé, jeudi 21 janvier, ses membres à se tenir prêts à prendre des mesures plus strictes lors des "semaines à venir" pour contenir la progression des nouveaux variants problématiques du Covid-19. "Le message essentiel est de se préparer à une escalade rapide de la rigueur des mesures dans les semaines à venir afin de préserver les capacités de soins, ainsi que d'accélérer les campagnes de vaccination", écrit le Centre de prévention et de contrôle des maladies (lien en anglais) dans sa mise à jour de l'évaluation des risques dans l'UE. 

En France, des mesures pour les étudiants. Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures pour améliorer le quotidien et réduire la précarité des jeunes dans les universités lors d'un dialogue avec des étudiants à l'université de Paris-Saclay (Essonne). D'ici la fin du mois, tous les étudiants non boursiers et internationaux pourront notamment accéder à deux repas par jour à un euro dans les restaurants universitaires.

Le nombre de morts du Covid-19 aux Etats-Unis dépasse celui des soldats américains tués pendant la Seconde Guerre mondiale. A peine intronisé, mercredi 20 janvier, le président des Etats-Unis Joe Biden a prévenu que son pays allait entrer dans "la phase la plus mortelle du virus", alors que le bilan du nombre de morts du Covid-19 dans le pays dépasse désormais celui des soldats américains tués pendant la Seconde Guerre mondiale. La première puissance mondiale déplore désormais 405 400 décès depuis le début de la pandémie. Pays le plus endeuillé en valeur absolue, les Etats-Unis sont aussi celui le plus touché en nombre de cas (plus de 24,4 millions). "Nous devons laisser de côté la politique et affronter enfin cette pandémie en tant que Nation", a-t-il martelé, alors que Donald Trump a constamment minimisé la crise sanitaire. 

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