Covid-19 : les indicateurs épidémiologiques "se stabilisent à un niveau élevé", relève Santé publique France

Une membre du personnel soignant s\'apprête à prendre en charge un patient testé positif au Covid-19, dans le service de soins intensifs de l\'hôpital Sainte-Camille, à Bry-sur-Marne, le 15 avril 2021.
Une membre du personnel soignant s'apprête à prendre en charge un patient testé positif au Covid-19, dans le service de soins intensifs de l'hôpital Sainte-Camille, à Bry-sur-Marne, le 15 avril 2021. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

"Néanmoins, la tension hospitalière se poursuit sur l’ensemble du territoire métropolitain et la mortalité est toujours en hausse", note SPF.

Un début de bonne nouvelle. Les indicateurs épidémiologiques de l'épidémie de Covid-19 se maintiennent "à un niveau très élevé", "avec une stabilisation" pour la "majorité" d'entre eux, annonce Santé publique France, vendredi 16 avril. "Un ralentissement de la circulation virale est observé en particulier dans les départements où des mesures de restrictions renforcées avaient été mises en oeuvre les 20 et 27 mars 2021", relève SPF dans son point quotidien. "Néanmoins, la tension hospitalière se poursuit sur l’ensemble du territoire métropolitain et la mortalité est toujours en hausse, évolution attendue du fait de l'intensité de l'épidémie ces dernières semaine."

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Depuis lundi, le nombre de malades du Covid-19 accueillis en services de soins critiques (qui rassemblent réanimation, soins intensifs et surveillance continus), s'est stabilisé légèrement au-dessus de 5 900. Du côté des décès, 309 personnes sont mortes ces dernières 24 heures, pour un total de 100 433 depuis le début de l'épidémie. Ce direct est désormais terminé.

 Le couvre-feu ne sera pas levé de sitôt. "La levée du couvre-feu n'est pas d'actualité", a prévenu Olivier Véran, en déplacement dans un centre de vaccination à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), vendredi. Le ministre de la Santé estime que, pour l'heure, "le niveau de circulation du virus reste trop élevé dans le pays". Il a toutefois promis "des annonces dans les semaines qui viennent". 

La "troisième vague" de la pandémie de Covid-19 est "loin d'être terminée" en France, a averti vendredi Jean Castex à Caen (Calvados), où des soignants du CHU lui ont fait part de leur "épuisement". "Même si, sur l'incidence, un certain nombre d'évolutions favorables" sont constatées, il y a toujours un "décalage" entre l'évolution du nombre des contaminations et celle de la "situation hospitalière", a rappelé le Premier ministre. 

Les écoles rouvriront bien le 26 avril. "Les dates qui ont été annoncées seront tenues", a déclaré Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, vendredi 16 avril sur franceinfo, à propos du retour des élèves à l'école. La date du 3 mai est par ailleurs maintenue pour le début du déconfinement, a-t-il aussi affirmé. Alors qu'il avait promis il y a quelques temps un retour à une vie plus normale après les restrictions sanitaires "dès la mi-avril", le porte-parole du gouvernement s'est expliqué : "J'avais dit qu'on espérait que l'impact de la vaccination sur l'épidémie nous permettrait de commencer à desserrer certaines contraintes. Le fait est qu'on n'y est pas."

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