DIRECT. Covid-19 : "nous passons au stade 2" de l'épidémie, affirme le ministre de la Santé, qui recommande "d'éviter les poignées de mains"

Olivier Véran, le 18 févier, à Paris. 
Olivier Véran, le 18 févier, à Paris.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a fait un point sur la situation de l'épidémie en France. 

L'épidémie de nouveau coronavirus en France passe désormais au stade 2, a annoncé le ministre de la Santé, vendredi 28 février. "Le virus circule sur notre territoire et nous devons freiner sa diffusion", a affirmé Olivier Véran. Ce "stade 2" indique le virus se propage désormais dans le pays, contrairement au premier stade qui définit seulement son arrivée. Le nombre de cas en France s'élève désormais à 57, soit "19 de plus qu'hier" à la même heure, a expliqué le ministre de la Santé. "Je recommande désormais d'éviter les poignées de main", a déclaré Olivier Véran, précisant cependant que le port du masque est inutile pour les personnes qui ne sont pas malades. Suivez notre direct.

Un Conseil de Défense suivi d'un Conseil des ministres "exceptionnels" seront organisés samedi, pour faire le point sur l'épidémie, a annoncé l'Elysée. Le premier aura lieu à 10 heures et le second à 11 heures, peu avant un nouveau point du ministre de la Santé sur l'épidémie.

Un déclaration du gouvernement organisée mercredi au Sénat. Elle sera suivie de débat, annonce la haute chambre du Parlement. L'épidémie a déjà fait 39 cas en France, dont deux morts, 12 guéris, et 25 personnes hospitalisées. Suivez notre direct.

L'alerte passe à un niveau "très élevé au niveau mondial", annonce l'OMS. "Nous avons élevé notre évaluation du risque de propagation, a affirmé le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Nos épidémiologistes suivent les derniers développements en continu." En janvier, l'OMS avait déjà relevé son évaluation de la situation internationale de "modérée" à "élevée".

Un "cas de force majeure" pour les entreprises. Le coronavirus sera "considéré comme un cas de force majeure pour les entreprises", a annoncé Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances. Cela signifie que "pour tous les marchés publics de l'Etat, si jamais il y a un retard de livraison de la part des PME ou des entreprises, nous n'appliquerons pas de pénalités", a précisé le locataire de Bercy.

La question des arrêts maladie sur le tapis. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a également évoqué le recours aux arrêts maladie. "Le délai de carence a été déjà supprimé pour la Sécurité sociale et sera, dans les jours qui viennent, supprimé pour la partie employeur", a-t-elle annoncé. Par ailleurs, les parents d'un enfant qui doit être isolé pourront être mis en arrêt maladie avec les indemnités journalières.

Une quarantaine de cas en France. Hier, un total de 38 cas de contamination au coronavirus Covid-19, soit vingt nouveaux, ont été recensés en France. Douze personnes sont désormais guéries, deux personnes sont mortes et 24 malades sont toujours hospitalisés, dont deux dans un état grave.

Autour de 2 000 élèves n'ont pas repris l'école. Ils restent actuellement chez eux car ils sont rentrés d'une zone touchée par le coronavirus, explique le ministre de l'Education nationale. Et Jean-Michel Blanquer de prévenir : "Ce chiffre va augmenter la semaine prochaine quand un deuxième tiers va revenir de vacances, et quand on aura fait les nouvelles évaluations de l'évolution de la maladie."

Un premier cas en Afrique subsaharienne. Le premier cas de coronavirus en Afrique subsaharienne a été confirmé vendredi à Lagos, au Nigeria. Il s'agit d'un ressortissant italien travaillant dans le pays et qui est revenu de la ville italienne de Milan, le 25 février.

La hausse des contaminations ralentit en Chine. Pékin a publié vendredi un bilan de 327 nouveaux cas, soit le nombre le plus faible dans le pays depuis le 24 janvier, et de 44 morts. Au total, 78 824 cas et 2 788 morts ont été recensés en Chine continentale depuis le début de l'épidémie.

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