DIRECT. Covid-19 : 38 nouvelles interpellations en Guadeloupe dans la nuit de samedi à dimanche

Des gendarmes interviennent sur un barrage dans un quartier du Gosier (Guadeloupe), le 20 novembre 2021.
Des gendarmes interviennent sur un barrage dans un quartier du Gosier (Guadeloupe), le 20 novembre 2021. (MAXPPP)

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a dénoncé dimanche une situation "intolérable et inacceptable".

Après une seconde nuit de tensions en Guadeloupe, 38 nouvelles interpellations ont eu lieu sur l'île, a annoncé la gendarmerie, dimanche 21 novembre. "Notre zone a été marquée par des pillages de magasins, notamment sur la commune de Lamentin où un petit centre commercial s'est fait attaquer au tractopelle", a appris l'AFP auprès du commandement de la gendarmerie de Guadeloupe. Suivez la situation dans notre direct.

En Guadeloupe, la contestation de l'obligation vaccinale des soignants a dégénéré en blocages et en violences. La gendarmerie a annoncé 38 nouvelles interpellations sur l'île dans la nuit de samedi à dimanche. Dans plusieurs communes de l'île, des magasins alimentaires ont été pillés, mais aussi des pharmacies. "A chaque fois, une barricade placée en amont nous empêchait d'avancer", selon les gendarmes qui témoignent aussi de soupçons de "faux appels pour nous attirer ailleurs, tout comme les pompiers". Dans la commune de Morne-à-l'Eau, un poste de police a été incendié. Interviewé dimanche matin sur Europe 1, CNews et Les Echos, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a dénoncé une situation "intolérable et inacceptable" .

Le gouvernement a envoyé des renforts sur l'île pour faire face aux violences. Une cinquantaine de membres du GIGN et du Raid ont été envoyés en complément des 200 policiers et gendarmes déjà appelés sur place. Ces effectifs supplémentaires doivent arriver dès dimanche dans l'île, selon le porte-parole du gouvernement.

Le nombre de cas quotidiens a presque doublé en une semaine : il était de 17 153 samedi, contre 9 458 le samedi précédent. Soit une progression de 81%. Et cette hausse est exponentielle, signe que l'épidémie accélère. Avant cela, il avait fallu trois semaines pour que le nombre de cas quotidiens augmente dans les mêmes proportions.

Aux Pays-Bas, des manifestations contre les restrictions sanitaires ont de nouveau tourné à l'émeute samedi soir, notamment à La Haye où plusieurs policiers ont été blessés, au lendemain de violences à Rotterdam, où 51 personnes ont été arrêtées et trois blessées par balle.

En Autriche, plus de 40 000 personnes ont manifesté à Vienne samedi, à deux pas de l'ancien palais impérial pour dénoncer "la corona-dictature" et le "fascisme", à deux jours de l'entrée en vigueur d'un nouveau confinement jusqu'au 13 décembre.

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