Coronavirus : 212 cas confirmés et un quatrième mort en France, l'Etat réquisitionne "tous les stocks de masques"

Un touriste portant un masque, à Paris, le 3 mars 2020.
Un touriste portant un masque, à Paris, le 3 mars 2020. (MEHDI TAAMALLAH / NURPHOTO / AFP)

"Nous sommes rentrés dans une phase qui va durer des semaines et même sans doute des mois", déclaré Emmanuel Macron, mardi.

L'épidémie de coronavirus ne faiblit pas en France. Il y a désormais 212 cas confirmés, a annoncé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon mardi 3 mars en début de soirée, soit 21 de plus que lundi. A l'échelle mondiale, la vitesse de propagation de l'épidémie hors de Chine est désormais neuf fois supérieure à celle constatée en Chine.

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Un nouveau mort en France. Parmi les nouveaux cas recensés par les autorités, une personne est morte mardi matin dans le Morbihan : il s'agit d'un homme âgé de 92 ans, a annoncé la Direction générale de la santé à franceinfo en milieu d'après-midi. Ce décès porte à quatre le nombre de victimes dans le pays.

Trois regroupements de cas en métropole. La France compte trois foyers importants et compte désormais treize régions (métropole et Outre-mer) avec au moins un cas confirmé. Le plus important regroupement de cas (ou cluster) se situe dans l'Oise avec au moins 64 cas. D'autres regroupements géographiques de cas sont recensés autour de La Balme-de-Sillingy, en Haute-Savoie (19 personnes positives), dans quatre communes du Morbihan (12 cas) et parmi les participants à un voyage organisé en Egypte (11 cas).

Le stade 2 est une "phase qui va durer des semaines voire des mois". C'est ce qu'a déclaré Emmanuel Macron mardi, en visitant la cellule de crise du ministère de la Santé. "Faire bloc, c'est ce que nous devons à notre pays", a-t-il ajouté. "Nous sommes prêts. Je sais que nous saurons relever, avec force, ce défi."

Risque de pénurie des masques. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté sur le "rapide épuisement" des stocks d'équipements de protection pour lutter contre le coronavirus. Une pénurie qui risque de compromettre la riposte à l'épidémie dans le monde. "L'OMS a expédié près d'un demi-million d'équipements de protection individuelle dans 27 pays, mais les stocks s'épuisent rapidement", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse. En France, Emmanuel Macron a annoncé mardi que l'Etat français réquisionnait  "tous les stocks et la production de masques de protection" pour les distribuer aux personnels soignants et aux personnes atteintes du virus.

Le sport s'organise. La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a réuni les patrons de différentes fédérations françaises. Elle a annoncé vouloir "étudier au cas par cas la tenue des événements sportifs"en tenant compte des deux critères retenus au plan national jusque-là : l'annulation des événements de plus de 5 000 personnes en milieu confiné, et celle des rassemblements extérieurs jugés risqués. L'épreuve cycliste Paris-Nice, qui se déroule du 8 au 15 mars prochain, est, pour l'instant, maintenue. Concernant le 8e de finale de retour de Ligue des champions PSG-Dortmund du 11 mars prochain, il est "maintenu a minima", a-t-elle assuré, avant d'ajouter que le huis clos était une "hypothèse".

Le prix des gels hydroalcoolique s'envole. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a jugé qu'il n'était "pas acceptable" que les prix de gels hydroalcooliques augmentent en pleine crise liée au coronavirus en France. Invité de BFMTV mardi, il a par ailleurs promis qu'"entre 15 et 20 millions de masques" allaient être déstockés en direction des pharmacies, après un premier déstockage de dix millions d'unités. Il a annoncé le déblocage de 260 millions d'euros mis en réserve pour les hôpitaux.

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