Des experts médicaux préconisent un "déconfinement progressif par tranche d'âge", en commençant par les moins de 65 ans

Un étudiant installé sur le rebord de sa fenêtre, à Valence (Drôme), pendant le confinement.
Un étudiant installé sur le rebord de sa fenêtre, à Valence (Drôme), pendant le confinement. (FRANCE BLEU DRÔME-ARDÈCHE)

Les experts médicaux de la société PH Expertise préconisent un "déconfinement progressif par tranche d'âge", en commençant par les moins de 65 ans et qui ne seraient pas à risques, a expliqué ce jeudi sur franceinfo le docteur Martin Blachier, médecin et cofondateur de cette société.

Après 20 jours de travail, PH expertise a réalisé un modèle "capable de simuler la meilleure stratégie de sortie de confinement", a expliqué jeudi 2 avril sur franceinfo Martin Blachier, médecin et cofondateur de cette société spécialisée dans la modélisation appliquée au secteur de la santé. "C'est un déconfinement progressif par tranche d'âge qui permet d'abord de protéger les personnes les plus à risque de se contaminer et d'aller en réanimation. C'est la stratégie qu'utilise la Suède, par exemple (…) Il faut que les gens les moins à risque sortent, s'immunisent pour qu'ensuite les gens les plus à risque puissent sortir au sein d'une population qui est déjà immunisée, sans qu'il y ait un pic épidémique nouveau dans des populations à risque", détaille Martin Blachier.

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Deux ou trois mois de confinement supplémentaires pour les plus de 65 ans ?

D'après les experts médicaux de PH expertise, les personnes les plus à risques pourraient "être les gens de plus de 65 ans" à qui on demanderait de rester confinés "deux ou trois mois encore". Pour les moins de 65 ans, la société du docteur Blachier préconise des sorties "dès que le premier pic épidémiologique et épidémique dans lequel on est en ce moment sera passé, quand les services de réanimation commenceront à être moins en surcharge", soit à partir du 15 avril, d'après les projections.

Le médecin estime qu'on peut également inclure d'autres personnes à risques dans la population dite fragile et donc confinée plus longtemps. "On sait, par exemple, que l'obésité, l'hypertension ou d'autres facteurs de risque exposent à avoir une forme plus sévère d'infections Covid".

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