Dépendance : Olivier Véran promet "au moins un milliard" supplémentaire pour le budget cet automne

Des résidentes de l\'Ehpad Camille Saint-Saen à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 6 mai 2020. 
Des résidentes de l'Ehpad Camille Saint-Saen à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 6 mai 2020.  (JOEL SAGET / AFP)

Cette somme permettra de financer la perte d'autonomie des personnes âgées et handicapées lors du prochain budget de la Sécurité sociale. 

Le ministre de la Santé Olivier Véran a assuré, lundi 15 juin à l'Assemblée nationale, qu'il y aurait "au moins un milliard d'euros" supplémentaires pour financer la perte d'autonomie des personnes âgées et handicapées, lors du prochain budget de la Sécurité sociale présenté à l'automne.

"Dans le cadre du prochain budget de la Sécurité sociale, présenté à l'automne pour l'année 2021, il y aura au moins un milliard d'euros de financement qui sera identifié pour aller abonder la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie et donc payer des dépenses dans le champ de la perte d'autonomie", a indiqué le ministre.

Olivier Véran s'exprimait lors d'un projet de loi qui acte un alourdissement conséquent de 136 milliards d'euros du "trou" de la Sécurité, après le coronavirus, et pose le principe de la création d'une 5e branche de la Sécurité sociale dédiée à l'autonomie, "première pierre" de la future réforme de la dépendance selon la majorité. 

Une "coquille vide" 

Pour l'heure, les modalités et le financement de cette 5e branche sont renvoyés à un rapport mi-septembre. Si elle est instaurée, cette 5e branche viendrait couvrir les risques de la vie liées à la perte d'autonomie et au handicap et s'ajouter aux quatre existantes (maladie, vieillesse, famille, accidents du travail).

L'opposition a dénoncé à plusieurs reprises une "coquille vide" et un "affichage" sans piste de financement.

Il n'y a pas "un euro prévu avant 2024", a d'abord fustigé le LR Xavier Breton, alors que 2,3 milliards d'euros par an doivent être récupérés à partir de 2024 pour financer l'autonomie. Et l'UDI Pascal Brindeau a mis en garde contre un "effet d'annonce", quand "nos concitoyens ne croient plus à la parole publique tant qu'elle n'a pas un effet concret sur leur vie quotidienne".

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