Dentistes et laboratoires d'analyses sont-ils ouverts ?

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Dimanche 15 mars, l'ordre des chirurgiens-dentistes a demandé de reporter tous les rendez-vous et de n'assurer que les urgences. Les cabinets sont donc souvent fermés pour raison de sécurité car les dentistes sont littéralement "dans la bouche des patients" et on sait que le coronavirus se transmet par gouttelettes de salive. De plus, les dentistes ne sont pas équipés, pour l'instant, en masques FFP2, les plus performants qui protègent pendant quatre heures. Le conseil de l'ordre des chirurgiens-dentistes demande des masques depuis des semaines aux autorités. Il est prévu qu'ils en reçoivent dans les prochains jours, conformément aux promesses d'Emmanuel Macron.

Les laboratoires d'analyses médicales ouverts ?

Officiellement oui mais ce n'est pas simple. Nous avons joint le premier syndicat français de biologistes qui nous a affirmé que certains labos avaient fermé leurs portes. Lundi 16 mars, il y avait un taux de fermeture de 30% dans les régions le plus touchées. Parce qu'il y a une baisse d'activité car la population sort moins.  Ensuite, des personnels ne sont pas au laboratoire pour des raisons de garde d'enfants, d'autres personnels à risque (femmes enceintes ou personnes atteintes d'une maladie grave) ne travaillent plus.

Par ailleurs, dans la lutte contre le coronavirus, les laboratoires d'analyses médicales de ville ont rejoint la course de vitesse pour faire le plus de tests possibles. "Pour l'instant, nous ne testons que les professionnels de santé libéraux qui ont des symptômes - fièvre + toux - et même avec cette seule population nous manquons de tests", lance le Dr Lionel Barrand, président du Syndicat des jeunes biologistes médicaux (SJBM), situé en Alsace, région fortement touchée.

Les laboratoires manquent de moyens et de protections pour leur personnels. "On est tous dépassés, les réanimations, tout ça ça craque. Notre objectif est de donner une bouffée d'oxygène à l'hôpital. Permettre de gérer en ambulatoire tout ce qui peut être géré en ambulatoire", ajoute le Dr Barrand interrogé par l'AFP.

 

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