VIDEO. Covid-19 : Bruno Retailleau veut "poser la question de l'obligation vaccinale" pour le personnel des Ehpad

FRANCEINTER / RADIOFRANCE

Le sénateur de Vendée a commenté les mesures annoncées mardi par Emmanuel Macron concernant la poursuite de la lutte contre l'épidémie de Covid-19.

"Je pense qu'on peut se poser la question de l'obligation vaccinale" pour le "personnel soignant dans les Ehpad", estime Bruno Retailleau, invité de France Inter mercredi 25 novembre. "Je ne suis pas favorable à l'obligation à la vaccination" pour le grand public, a précisé le président du groupe Les Républicains au Sénat , mais pour "le personnel soignant dans les Ehpad, je pense qu'il faut vraiment qu'ils puissent être vaccinés parce qu'ils peuvent être des vecteurs d'introduction dans ces lieux clos, avec des personnes fragiles. Engageons un débat, y compris avec les personnels de santé, parce que ça peut être dramatique dans les Ehpad." 

La vaccination, un "acte de générosité"

La vaccination "sera un acte de générosité", a estimé Bruno Retailleau avant d'annoncer qu'il se fera vacciner lui-même. "Il faudra convaincre les Français, qui sont parmi les peuples européens les plus réticents", a-t-il rappelé. Le sénateur de Vendée a tout de même fait preuve de réserve quant à la disponibilité de vaccins "dès la fin décembre, début janvier" avancée par Emmanuel Macron dans son allocution de mardi soir. "Je ne serais rassuré que devant les faits", a rétorqué Bruno Retailleau. "On a eu pendant le premier confinement l'affaire des masques. On a eu cet été l'affaire des tests. Donc, on voit bien que la machine bureaucratique française est souvent inefficace. Faisons attention, c'est fondamental."

Des perspectives mais "toujours un peu d''Absurdistan'"

Bruno Retailleau a trouvé le président "sans doute plus tendu que d'habitude, mais aussi plus précis que d'habitude". "ll a donné une perspective en donnant des échéances", apprécie le sénateur LR de Vendée tout en critiquant le "bon sens" de certaines mesures annoncées. Bruno Retailleau a estimé qu'"on est toujours un peu dans l'"Absurdistan"", citant en exemple la limitation de la jauge pour la célébration des cultes à 30 fidèles, que ce soit dans une "chapelle" ou dans une "grande cathédrale".

"La grande question, c'est de savoir ce qu'Emmanuel Macron fera demain, notamment en termes de méthode, pour reprendre le contrôle de l'épidémie, ajoute Bruno Retailleau. Ce qu'il n'a pas su faire durant ces neuf derniers mois, c'est toute la question de la méthode sur le dépistage, sur le traçage et sur l'isolement."

Restaurants fermés jusqu'à fin janvier : "Il ne faut pas s'y résoudre"

Le président de la République a annoncé que les restaurants ne pourront pas rouvrir avant le 20 janvier. "Il ne faut pas s'y résoudre, a lancé Bruno Retailleau. On va perdre des dizaines de milliers d'entreprises, restaurateurs, bars, etc." Il faut "tâcher" d'ouvrir les restaurants avant le 20 janvier, a insisté le sénateur sans pour autant donner de date. "Je ne suis pas péremptoire. Je pense qu'il faut travailler pour le faire. On ne peut pas se résoudre à ça comme fatalité. Je pense qu'il faut concilier l'économie et le sanitaire, mais c'est un impératif." Bruno Retailleau a suggéré une ouverture "par exemple pour le déjeuner".

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