Taux de réussite record : "Ce n'est pas un bac au rabais", assure le SNES-FSU, qui reconnaît que les professeurs n'ont pas voulu "encombrer les oraux de rattrapage"

Des bacheliers de Guéret (Creuse) dans l\'attente des résultats du bac 2020.
Des bacheliers de Guéret (Creuse) dans l'attente des résultats du bac 2020. (BASTIEN MUNCH / FRANCE-BLEU CREUSE)

La forte hausse du nombre de bacheliers admis cette année témoigne selon le syndicat d'enseignants des "défauts du contrôle continu" et son côté "un peu fait-maison".

Les premiers résultats de la session 2020 du baccalauréat, avant rattrapage, ont été communiqués mardi 7 juillet, dans l'après-midi, par le ministère de l'Education nationale. 91,5 % des lycéens ont réussi l'examen, un chiffre "record", en très forte hausse de 13,7 points par rapport à 2019, dans un contexte marqué par l'absence d'épreuves écrites liée à la crise sanitaire du Covid-19.

"Tant mieux pour cette génération", a réagi sur franceinfo Frédérique Rolet, secrétaire générale du syndicat d'enseignants SNES-FSU. "Ce n'est pas un bac au rabais, ce n'est pas un bac qui est donné. Mais nous devons tirer des enseignements pour la suite pour revenir à des épreuves terminales. Nous voyons bien le problème que pose, et que continuera à poser le contrôle continu", a ajouté Frédérique Rolet.

Le SNES-FSU espère que les bacheliers 2020 ne seront pas "pénalisés par la suite"

"Il faut que chacun se dise que les professeurs ont essayé de prendre en compte au mieux la situation exceptionnelle que nous vivions, affirme la secrétaire générale du syndicat d'enseignants SNES-FSU. 

Nous n'avons pas voulu encombrer les oraux de rattrapage parce que la situation sanitaire est loin d'être résolue.Frédérique Rolet, SNES-FSUà franceinfo

"C'est une cuvée exceptionnelle qui s'explique par une situation exceptionnelle. Cela montre les défauts du contrôle continu, et le côté un peu fait-maison du contrôle continu. C'est pour cela qu'on continue de réclamer des épreuves terminales anonymes.", a reconnu Frédérique Rolet.

La secrétaire générale du SNES-FSU "espère" que les lycéens de cette génération du baccalauréat 2020 "ne seront pas pénalisés par la suite".

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