Coronavirus : un vendeur ambulant victime de son succès

Le coronavirus met en péril l’activité d’un épicier ambulant dans le Tarn. Cette fois, c’est l’afflux de commandes qui a mis à rude épreuve son camion. Il doit être changé et la solidarité s’organise pour que les tournées continuent.

Depuis bientôt 20 ans dans le sud du Tarn, Philippe Cross parcourt les routes dans son camion. Cet épicier ambulant se déplace dans les petits villages désertés par les commerces depuis des années. "Beaucoup de personnes sont seules, donc mise à part de leur amener de la nourriture, de quoi manger pour toute leur semaine, c’est des mots gentils, des mots réconfortants, des petites questions sur leur état de santé", raconte le vendeur ambulant.

De 400 à 1 300 clients par semaine

Comme tous les jeudis, Yvette attend avec impatience l’arrivée de son épicier. "Je ne conduis pas, je ne peux pas descendre à la ville, je ne fais pas les grands magasins, et c’est bien que Philippe passe", raconte l’habitante de Rialet (Tarn). Avant la crise du coronavirus, Philippe Crosse servait près de 400 clients par semaine, dont une majorité à domicile, et d’autres, sur les places des villages. Pendant le confinement, il a atteint 1 300 clients par semaine.

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