Déconfinement : seul département métropolitain classé en rouge pour les indicateurs sanitaires, le Val-d'Oise s'estime pointé du doigt

Une personne regarde la télévision avec la carte de la situation épidémiologiste en France le 11 mai et le 28 mai, le Val-d\'Oise y est toujours classé en rouge (photo d\'illustration).
Une personne regarde la télévision avec la carte de la situation épidémiologiste en France le 11 mai et le 28 mai, le Val-d'Oise y est toujours classé en rouge (photo d'illustration). (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Le Val-d'Oise est classé rouge au niveau sanitaire en raison du taux d'incidence constaté dans le département. Certains soignants observent pourtant un net reflux de l’épidémie.

Edouard Philippe a annoncé, jeudi 28 mai, que l’Ile-de-France passait de la vigilance rouge à orange. Au niveau sanitaire, seul un département métropolitain n’est toujours pas au vert : le Val d’Oise, qui reste en rouge, comme Mayotte en Outre-Mer. Un classement "stigmatisant" pour la présidente du conseil départemental du Val d'Oise, Marie-Christine Cavecchi, et un territoire "pointé du doigt". L’Agence régionale de santé (ARS) confirme en tout cas vendredi que le département dépasse l’un des quatre indicateurs utilisés pour ce classement.

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Cet indicateur est le taux d’incidence, le nombre de personnes infectées au coronavirus pendant une semaine rapporté à 100 000 habitants. Dans le Val d’Oise, les derniers chiffres indiquent que ce taux d'incidence est de 14 personnes. Le seuil de vigilance est franchi au-delà de 10. Par comparaison, dans les autres départements de l’Ile-de-France, le taux d’incidence est d'environ de 5 à 6, plus de deux fois moins.

Un dépistage systématique

Aux urgences de l’hôpital d’Argenteuil, la cheffe de service Catherine Le Gall observe pourtant un net reflux de l’épidémie : "L’activité Covid s’est effondrée. Actuellement sur 150 passages par jour, nous avons de cinq à sept tableaux cliniques évocateurs d’infection Covid."

Ces cas, peu nombreux, font l’objet d’un dépistage systématique dans un centre. Catherine Le Gall s’interroge sur les procédures dans les départements voisins où des cas avérés pourraient ne pas être répertoriés : "Je ne sais pas si ce travail est fait dans toutes les structures d’urgences."

Ce n’est pas parce que nous avons un bruit de fond un peu plus fort que les autres que la situation n’est pas identique ailleurs.Catherine Le Gall, cheffe de service à l’hôpital d’Argenteuilà franceinfo

Des campagnes de test adressées à toute la population sont menées depuis la semaine dernière sur le terrain par l’ARS. Trois sites permettent d’accueillir de 100 à 200 personnes.

Le Val d'Oise, toujours en rouge : écoutez le reportage de Benjamin Mathieu
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