Déconfinement : les soignants s'interrogent sur une deuxième vague

France 2

Les soignants, qui sont en première ligne dans la lutte contre le Covid-19, sont globalement satisfaits par les annonces du gouvernement. Mais la suite les inquiète beaucoup.

À l'hôpital de Mulhouse (Haut-Rhin), l'un des plus saturés du Grand Est, le prolongement du confinement jusqu'au 11 mai est une bonne nouvelle pour Richard Vinot, ambulancier, qui transporte chaque jour des patients atteints du Covid-19. "Ça va dans le sens de ce que peuvent souhaiter l'ensemble des soignants", se réjouit-il. Mais, pour de nombreux soignants, pas sûr que cela suffise : le virus, disent-ils, n'aura pas disparu d'ici le 11 mai.

"Actuellement, on ne peut pas faire face à une deuxième vague"

À l'hôpital de Colmar (Haut-Rhin), où la situation se stabilise depuis quelques heures mardi 14 avril, le déconfinement dans un mois pose la question de la deuxième vague. "S'il y avait une deuxième vague maintenant, nous ne serions pas en capacité de l'absorber", indique Stéphane Gaudry, professeur de médecine intensive réanimation à l'hôpital de Bobigny (Seine-Saint-Denis). "La prolongation du confinement d'au moins quatre semaines est une bonne décision puisque, de toute façon, la seule chose dont on est certains, c'est qu'actuellement, on ne peut pas faire face à une deuxième vague. On verra dans quatre semaines comment les choses s'organiseront".

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