Déconfinement : le maire de Nice publie un troisième arrêté pour rendre le port du masque obligatoire "dès que l'on ne peut pas avoir un mètre de distance"

Le maire de Nice Christian Estrosi lors d\'une distribution de masques aux habitants, le 28 avril 2020. 
Le maire de Nice Christian Estrosi lors d'une distribution de masques aux habitants, le 28 avril 2020.  (VALERY HACHE / AFP)

Dans son arrêté, le maire Christian Estrosi précise que cela peut se produire lors des sorties d'école, dans les parcs et jardins si il y a affluence, lors de rassemblement, regroupement, dans des rues étroites ou dans des lieux exigus.

Le maire Les Républicains de Nice, Christian Estrosi, a publié mercredi 13 mai un troisième arrêté pour rendre le port du masque obligatoire dans l'espace public, rapporte France Bleu Azur. Le masque sera obligatoire dès que l'on ne peut pas avoir un mètre de distance avec les personnes qui se trouvent autour de soi dans un même lieu.

Une amende de 38 euros en cas de non-respect

Dans son arrêté, le maire précise que cela peut se produire lors des sorties d'école, dans les parcs et jardins si il y a affluence, lors de rassemblement, regroupement, dans des rues étroites ou dans des lieux exigus. En cas de non-respect, la sanction est une amende de 38 euros. Un arrêté valable jusqu'au 1er juin inclus.

Christian Estrosi avait pris jeudi un premier arrêté imposant le port du masque dans l'espace public à Nice de 8h à 20h pour "motifs sanitaires", une mesure que ne prônait pas le gouvernement. Le texte a été abrogé dimanche soir. Lundi, la municipalité a pris un nouvel arrêté valable jusqu'au 12 mai reprenant le décret temporaire du Premier ministre paru lundi.

Pour un opposant au premier texte, il "ajoute de la confusion"

Ce troisième arrêté est "un texte inutile car il copie ce que le gouvernement a mis en place et ajoute de la confusion", estime l'un des opposants au premier texte, l'avocat Jean-Marc Le Gars. De son côté Christian Estrosi "ne demande pas aux Niçois d'avoir un mètre-ruban sur lui pour vérifier les distances sociales", souligne l'avocat de la Ville de Nice. "Si on est pris au dépourvu dans une ruelle avec un rassemblement soudain, il y aura une évidente appréciation intelligente des services de police."

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