Déconfinement : l'heure du grand ménage

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Chaque jour, avec le déconfinement qui se profile, la France s’apprête à redémarrer, à reprendre une vie qui ne sera pas tout à fait comme avant. Tour d’horizon d’un pays qui repart, avec nos confrères de France Bleu.

Le déconfinement se prépare. Tous les lieux publics qui doivent rouvrir lundi 11 mai ont donc besoin d’un grand coup de balai et de désinfectant après deux mois de fermeture. Du travail pour plus de 12 000 entreprises et un demi-million d'employés : c'est ce que représente, en France, le secteur du nettoyage dont les carnets de commande se remplissent petit à petit. C'est le cas de la société Entretien Dijonnais, 950 salariés soit la plus grosse PME familiale de Côte-d'Or pour qui la reprise commence à se faire sentir. "Aujourd'hui, on est, à peu près, entre 60 % et 70 % de taux d'activité et le 11 mai on sera à 70 %. Il manque encore 30 % car malgré tout, il y a des secteurs qui n'ont pas redémarré", assure Frédéric Delhomme, le PDG d'Entretien Dijonnais à France Bleu Bourgogne.

Dans les écoles, les opérations de nettoyage et de désinfection ont débuté depuis plusieurs jours. A Luxeuil-les-Bains, en Haute-Saône, les agents de la ville s’activent dans les cinq écoles de la commune qui ont notamment accueilli des enfants de soignants. Les agents d'entretien entrent en scène une fois que tout le monde est parti et il faut nettoyer "tous les points contacts", explique Latifa, rodée à l'exercice, à France Bleu Besançon. Elle liste "les tables, les interrupteurs, les poignées, les chaises, les plans de travail, les toilettes, les portes et le sol. Tous les jours, il faut désinfecter."

Un coiffeur ouvert à 00h01

Question nettoyage, il y a aussi quelques urgences capillaires. Cela devient pressant pour beaucoup, qui ont laissé la nature reprendre le dessus. A tel point qu’un coiffeur mayennais a décidé de rouvrir dans la nuit de dimanche à lundi, à minuit et une minute, après plusieurs semaines de fermeture. "Les créneaux se sont remplis hyper facilement", raconte Marc, le coiffeur, à France Bleu Mayenne. "C'est le rush des petits métiers car oui, le petit commerce de proximité a du sens, il prend tout son sens", assure Marc.

Son idée, c’est d’accueillir un client et un seul dans son salon chaque heure de la nuit jusqu’à l’arrivée de ses collègues le matin pour prendre le relais.

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