Déconfinement : Olivier Véran trouve "logique" d'éviter les déplacements entre départements "rouges" et "verts"

Olivier Véran, ministre de la Santé, était l\'invité du \"8h30 franceinfo\" mardi 10 mars 2020
Olivier Véran, ministre de la Santé, était l'invité du "8h30 franceinfo" mardi 10 mars 2020 (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le ministre de la Santé a rappelé que ces déplacements ne seront pas formellement interdits à partir du 11 mai, reconnaissant que cela repose sur la "responsabilité individuelle et la responsabilité collective".

Le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran a déclaré mercredi 29 avril sur franceinfo qu'il faudra "éviter les déplacements entre des territoires (…) très différents sur le plan de la circulation du virus", notamment entre les départements qui seront classés "verts" et "rouges" après le déconfinement le 11 mai. En revanche, ces déplacements ne seront pas formellement interdits.

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"C'est très logique", assure le ministre de la Santé. "Il faut éviter les déplacements entre des territoires plus ou moins éloignés, mais très différents sur le plan de la circulation du virus. De la même manière, si vous habitez dans une zone de circulation active du virus, vous n'avez pas vocation à vous déplacer dans des zones dans lesquelles le virus ne circule pas puisque, par définition, c'est là que vous prenez le risque de faire diffuser le virus plus largement", a ajouté le ministre, reconnaissant que cela repose sur la "responsabilité individuelle et la responsabilité collective" qui ont été "les maîtres morts de la politique du confinement".

Dans les départements rouges, d'ailleurs, "on n'ouvrira pas, très probablement, les collèges la semaine du 18 mai" et le autorités locales comme les élus et les préfets auront "la possibilité d'aller fermer si nécessaire des écoles, fermer si nécessaire un certain nombre de commerces ou de lieux extérieurs."

"Deux types de territoires en France"

Le ministre de la Santé explique qu'il "y a deux types de territoires en France". Il y a d'une part "des territoires où l'épidémie a été forte, notamment dans la région Grand-Est et un certain nombre de départements d'Île de France, Bourgogne-Franche-Comté, Hauts-de-France" où il y a de nombreux malades et de décès, et d'autre part "les départements dans lesquels il n'y a quasiment pas eu d'épidémie et dans lesquels le virus n'a quasiment pas circuler et n'a pas saturé les capacités hospitalières."

Pour définir si un département est rouge ou vert, les autorités vont prendre en compte le fait qu'il "y a encore des territoires dans lesquels vous avez un nombre assez élevé de malades et donc un risque de contamination plus important qu'ailleurs. Il y a un certain nombre de territoires, même d'ailleurs, où il n'y a plus ou très peu de places dans les services de réanimation. Parce que si le nombre de malades diminue, il reste encore extrêmement important et supérieur aux capacités des hôpitaux et services de réanimation."

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