Déconfinement : Besançon parie sur le sport pour relancer son offre touristique

L\'agglomération a fait appel à des sportifs de haut-niveau pour être ambassadeur du territoire, comme la kayakiste free-style Marlène Devillez.
L'agglomération a fait appel à des sportifs de haut-niveau pour être ambassadeur du territoire, comme la kayakiste free-style Marlène Devillez. (JÉRÔME VAL / FRANCE-INFO)

Alors que presque trois quarts des Français vont jouer cet été la carte nationale à cause du coronavirus, Besançon, dans le Doubs, mise tout sur les sports nature pour faire la différence et attirer de nouveaux visiteurs.

À pied, à vélo ou au fil de l’eau, pas de besoin d’une grande expédition pour prendre un bol d’air frais. Cet été, à cause de la crise sanitaire du coronavirus, les Français vont jouer la carte nationale pour les vacances : 71% de ceux qui veulent partir choisiront la France comme destination selon un sondage OpinionWay réalisé pendant le déconfinement, une part beaucoup plus élevée que pour un été ordinaire. Et c’est l’occasion rêvée pour des territoires un peu à l’écart des grands circuits touristiques d’attirer de nouveaux visiteurs. Comme dans le secteur de Besançon, dans le Doubs, qui mise tout sur les sports nature pour faire la différence. La ville a en effet tout à portée de son centre-ville.

Treize parcours permanents de trail

''En cinq, dix minutes, on est sur le point de vue des collines : les chemins de trail arpentent les sept collines qui surveillent l'agglomération, explique Thomas Bion, du programme Grandes Heures Natures pour promouvoir ses activités outdoor. C'est treize parcours permanents, avec des différents niveaux de difficulté en fonction des couleurs.''

Pour cet été si particulier, l\'agglomération de Besançon veut attirer les touristes grâce aux sports nature.
Pour cet été si particulier, l'agglomération de Besançon veut attirer les touristes grâce aux sports nature. (JÉRÔME VAL / FRANCE-INFO)

C'est en VTT aussi que se découvre ce territoire de la citadelle jusqu'au début des monts du Jura. ''On peut pratiquer à peu près tout type d'activités, explique Antoine Maigrot de la direction des sports de Besançon. Ce matin VTT, mais cet après-midi, ç'aurait pu être aussi course à pied, trail, de la randonnée, de la marche nordique.'' Besançon et son agglomération misent donc sur les sports en extérieur pour attirer un nouveau public. Des athlètes de haut niveau jouent d'ailleurs le rôle d'ambassadeur. 

Quand on parle de kayak, on parle des gorges de l'Ardèche ou des choses comme ça et on oublie des coins comme Besançon où il y a moins de monde. Alors que ça, c'est chouette ! Au moins, on est vraiment en communion avec la nature.Marlène Devillez, vice-championne du monde de kayak free-styleà franceinfo

Besançon et la Franche-Comté sont à l'écart des grands circuits touristiques, loin de la mer et de la haute montagne. Le territoire accueille 600 000 touristes, dont beaucoup d'étrangers qui ne viendront peut être pas cette année. Christine Bresson, chargée de la communication à la métropole du Grand Besançon. ''Besançon, s'amuse-t-elle, on ne sait pas toujours où le poser sur une carte, mais ça vaut le coup de faire un petit coucou à tous les Français pour leur dire 'Vous n'y avez sans doute pas pensé pour vos vacances ou un week-end ou quelques jours avec un vrai bol d'air mais'...''

Et pour se démarquer, les sports nature sont un bon vecteur en ce moment. ''Ce sont vraiment nos atouts, dont nous avons pris conscience encore davantage en cette période de confinement, complète Stéphane Crovella, directeur de Grandes Heures Nature. Et je crois que cela correspond là aussi à quelque chose que l'on recherche de plus en plus, c'est à dire de ne pas perdre de temps dans des transports vraiment en prise avec l'extérieur.'' Mais la concurrence est rude : toutes les régions veulent tirer leur épingle du jeu cet été après cette période de confinement : il suffit de voir les affiches publicitaires dans le métro parisien pour s'en rendre compte.

Besançon mise sur le sport pour l'après déconfinement : écoutez le reportage de Jérôme Val
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