"Aucune pression n'a été exercée" par Jérôme Salomon pour modifier un rapport d'experts, affirme la direction générale de la santé

Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, donne une conférence de presse le 28 mars 2020 à Paris.
Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, donne une conférence de presse le 28 mars 2020 à Paris. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / POOL)

La direction générale de la santé a réagi, jeudi soir, après la publication plus tôt dans la journée d'un rapport sénatorial mettant en cause le directeur général de la santé dans la gestion des masques au printemps dernier.

Le rapport sénatorial qui met directement Jérôme Salomon en cause se serait-il trompé ? La direction générale de la santé (DGS) a assuré, jeudi 10 décembre, qu'"aucune pression" n'avait été exercée par son actuel directeur, Jérôme Salomon, pour faire modifier a posteriori un rapport d'experts préconisant la constitution d'un stock élevé de masques, qui aurait pu permettre au pays de ne pas en manquer au début de l'épidémie de Covid-19. Suivez notre direct. 

Jérôme Salomon responsable, selon le Sénat, de la pénurie de masques. La commission d'enquête du Sénat sur la crise du Covid-19 pointe la responsabilité du directeur général de la santé, Jérôme Salomon, dans la pénurie de masques dont a souffert la France au début de l'épidémie, selon son rapport rendu public jeudi. Elle impute "directement cette pénurie à la décision, prise en 2018 par le directeur général de la santé [Jérôme Salomon] de ne pas renouveler le stock de masques chirurgicaux", même si "elle est également la conséquence de choix antérieurs, tout au long des années 2010". Par ailleurs, les sénateurs accusent la direction générale de la santé d'avoir fait "modifier un rapport scientifique a posteriori pour justifier sa décision" sur le non-renouvellement du stock de masques.

 La moitié des Français plutôt hostile à la vaccination. Auditionné par le Sénat à la mi-journée, l'immunologue Alain Fischer, en charge de la campagne française de vaccination contre le Covid-19, a évoqué la réticence de nombreux Français vis-à-vis des projets de vaccin. "Que 50% de la population exprime des doutes sur la vaccination, c'est légitime, compte tenu du contexte de grande nouveauté", a reconnu le professeur, nommé début décembre pour superviser cette campagne de vaccination. "Notre responsabilité, c'est de répondre à ces hésitations", a-t-il souligné. 

L'objectif loin d'être atteint. Fin octobre, Emmanuel Macron avait conditionné la phase 2 du déconfinement à plusieurs critères, dont le seuil de 5 000 cas de Covid-19 détectés par jour. Or, l'objectif s'éloigne un peu plus chaque jour : 13 750  cas positifs ont été enregistrés en France jeudi, selon les chiffres de Santé Publique France.

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