Coronavirus : une association réclame la libération des détenus en fin de peine et la fin des détentions provisoires

Un couloir du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère).
Un couloir du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère). (NINA VALETTE / FRANCE-BLEU ISÈRE)

Cela fait suite aux mesures prises par Emmanuel Macron pour lutter contre le coronavirus, et notamment la suspension des visites en parloirs.

L’Association pour la défense des droits des détenus réclame la libération des détenus en fin de peine et de ceux qui sont en détention provisoire, a déclaré mardi 17 mars sur franceinfo sa présidente, maître Amélie Morineau. Cela fait suite aux mesures de confinement annoncées par Emmanuel Macron pour éviter la propagation du coronavirus. Or dans les prisons, la surpopulation et le manque de gel hydroalcoolique rendent les "gestes barrière" compliqués.

"Il faudrait aujourd’hui vider les établissements pour éviter la suroccupation qui va être un facteur de propagation", estime l'avocate qui se dit "inquiète de la situation sanitaire" dans les prisons en pleine épidémie de Covid-19.

J'ai des clients qui sont atteints d'affections de longue durée et qui sont incarcérées dans une cellule où ils sont plusieursMaître Amélie Morineau, présidente de l'association pour la défense des droits des détenusà franceinfo

Par ailleurs, l'avocate déplore "un système de santé et des contrôles qui ne sont pas ceux dont on bénéficie à l'extérieur, avec un accès qui est inexistant à du gel hydroalcoolique que pourtant on s'arrache aujourd'hui à l'extérieur", raconte l'avocate du barreau de Paris.

Vider une partie des prisons

Maître Amélie Morineau estime donc qu'il est urgent de vider une partie des prisons. "Il faut commencer à passer sous contrôle judiciaire tous les gens qui sont incarcérés à titre provisoire (…) Ils sont en détention provisoire, ils ne sont pas encore jugés, ils ne sont pas encore coupables. Et puis il y a tous ceux dont les reliquats de peine sont inférieurs à quelques mois et qu'il faut voir sortir", déclare l'avocate.

La tension monte dans certains établissements pénitentiaires, notamment après la décision du ministère de la Justice ce mardi de supprimer les parloirs avec les proches, ainsi que la plupart des activités, hormis les promenades. Ce mardi matin un début de mutinerie a éclaté dans la prison de Grasse dans les Alpes-Maritimes.

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