Coronavirus : "Un report ne suffit pas, il faut une annulation des dettes fiscales et sociales", réclame l'Alliance du commerce

Selon Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce, certains commerçants ne pourront seront contraints à fermer définitivement leur boutique avec les pertes liées au coronavirus.
Selon Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce, certains commerçants ne pourront seront contraints à fermer définitivement leur boutique avec les pertes liées au coronavirus. (STÉPHANE MILHOMME / FRANCE-INFO)

L'organisation, qui réunit 27 000 points de vente en France, appelle aussi les bailleurs à annuler les loyers des commerçants.

"Un report ne suffit pas, il faut aller plus loin, c'est-à-dire à une annulation pure et simple des dettes fiscales et sociales", a réclamé, lundi 6 avril, sur franceinfo, Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce, qui réunit l'Union du grand commerce de centre-ville (UCV), la Fédération des enseignes de l'habillement (FEH) et la Fédération des enseignes de la chaussure (FEC), soit 27 000 points de vente en France.

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"On a un report depuis la crise des gilets jaunes, puis les manifestations contre la réforme des retraites. Aujourd'hui on nous propose les mêmes solutions, or la crise est exceptionnelle. On ne pourra pas payer demain les dettes qui se sont accumulées et que l'on reporte depuis deux ans", a estimé Yohann Petiot évoquant l'épidémie du coronavirus et le confinement.

Appel à la solidarité des bailleurs

Pour lui, il faut aussi que "les loyers soient annulés purement et simplement et non reportés, le temps de la fermeture des magasins, et quand nous rouvrirons, il faut que ces loyers soient ré-indexés sur l'activité réelle". "Les conséquences pour un bailleur de perdre un ou deux mois de loyers ne sont pas du tout les mêmes que pour un commerçant. Nous faisons un vrai appel de solidarité aux bailleurs. Ils doivent aller plus loin et annuler simplement les loyers que les commerçants doivent verser durant cette crise", a insisté le directeur général de l'Alliance du commerce.

"Le commerce de détail non-alimentaire représente en France 1,2 million de salariés. Ils sont très majoritairement en activité partielle avec des entreprises qui n'ont aucune activité et donc zéro euro de chiffre d'affaires. Il faut qu'on limite au maximum leurs charges. On avait déjà des entreprises qui étaient en fragilité et ce sera pour beaucoup le coup de trop, il y aura des difficultés de trésorerie qui seront très importantes et elles fermeront", s'est inquiété Yohann Petiot.

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