Coronavirus : un premier cas de Covid-19 remontant au 2 décembre confirmé en Alsace

Des soignants étudient une radio aux urgences de l\'hôpital Pasteur de Colmar (Haut-Rhin), le 15 avril 2020.
Des soignants étudient une radio aux urgences de l'hôpital Pasteur de Colmar (Haut-Rhin), le 15 avril 2020. (HERVE KIELWASSER / MAXPPP)

Jusqu'ici, un habitant de Seine-Saint-Denis, tombé malade fin décembre, était considéré comme le premier malade du coronavirus en France.

Le premier cas de coronavirus en France remonte au 2 décembre. Le chef du département d'imagerie médicale de l'hôpital Albert-Schweitzer de Colmar (Haut-Rhin) indique à franceinfo, jeudi 7 mai, qu'un homme hospitalisé à cette date pour une "infection respiratoire" s'est révélé atteint de Covid-19, grâce à des examens ultérieurs. Jusqu'ici, un habitant de Seine-Saint-Denis, tombé malade fin décembre, était considéré comme la première personne atteinte du Covid-19 en France.

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Le département d'imagerie médicale dirigé par Michel Schmitt a "repris tous les scanners" des six derniers mois, faits "pour traumatismes, tumeurs, pathologies cardiaques, infectieuses", afin de vérifier s'ils ne comportaient pas les "anomalies typiques" du Covid-19. La maladie provoque en effet "plusieurs lésions dans les deux poumons", avec un "aspect des lésions et des disséminations que ne correspondent pas à une autre pathologie", précise-t-il à franceinfo.

Une quinzaine de cas suspects entre novembre et décembre

Cette nouvelle étude des scanners a relevé deux cas de suspicion de coronavirus, les 16 et 17 novembre. "On a un cas le 29 novembre, trois cas le 2 décembre, un cas le 10 décembre, un cas le 13 décembre, un cas le 27 décembre, deux cas le 3 janvier et après, ça augmente progressivement...", détaille Michel Schmitt. 

Un des cas suspects du 2 décembre a été confirmé ultérieurement par un test de dépistage du Covid-19 et est désormais "certain toutes données confondues". L'homme de 57 ans, hospitalisé "une semaine environ", est désormais en bonne santé. A ce jour, on ignore comment il a contracté le virus.

Pour les deux cas suspects de novembre, les scanners doivent encore être confirmés par d'autres éléments. "Il faut contacter les patients, voir ce qu’ils sont devenus, connaître leur histoire et, si l’histoire le justifie, faire un bilan sanguin et une recherche d'anticorps", détaille Michel Schmitt. Au total, l'étude des scanners entamée "il y a une dizaine du jours" a révélé "338 scanners typiques du Covid-19 entre le 1er novembre et le 30 avril 2020". L'hôpital est actuellement en train de "croiser" ces données avec des tests de dépistages, afin de confirmer les cas suspects.

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