Coronavirus : "Pour se relever, la France devra fournir une quantité de travail sans doute supérieure", juge Bruno Retailleau

runo Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, invité de franceinfo le 28 novembre 2016.
runo Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, invité de franceinfo le 28 novembre 2016. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

"On ne se tire des épreuves individuelles ou collectives que par un surcroît d'effort", estime lundi sur franceinfo le président du groupe Les Républicains au Sénat.

"Pour se relever la France devra fournir une quantité de travail sans doute supérieure", a estimé le président du groupe Les Républicains au Sénat Bruno Retailleau, lundi 13 avril sur franceinfo, interrogé sur la déclaration du président du Medef qui affirme qu'il faut dès maintenant poser la question de la reprise du travail, des jours fériés et des congés en vue du déconfinement. "On ne se tire des épreuves individuelles ou collectives que par un surcroît d'effort" et il faut un retour impératif de la croissance car "c'est la croissance qui paiera la dette".

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L'élu Les Républicains s'inquiète aussi de la récession et de la crise dans laquelle entre la France car "les amoncellements de déficits, de dettes d'aujourd'hui qui sont nécessaires pour éviter que nos entreprises, nos emplois ne disparaissent définitivement, ce sont des impôts en plus pour demain", et car "l'argent public, c'est l'argent des Français".

"Récompenser ceux qui sont en première ligne"

En ce qui concerne la prime exceptionnelle annoncée par le gouvernement, Bruno Retailleau estime que ça n'est pas suffisant. "Le gouvernement a fait une proposition avec une prime exceptionnelle. Ça n'est pas suffisant parce que seules les entreprises en bonne santé peuvent se permettre de donner une prime exceptionnelle", critique-t-il en proposant de "récompenser celles et ceux qui sont en première ligne" différemment.

Il assure que son groupe proposera que "les heures supplémentaires soient totalement déchargées et totalement défiscalisées pour que ceux qui sont au travail aujourd'hui [pendant le confinement et l'épidémie de coronavirus], ceux et celles qui prennent des risques puissent être gratifiés."

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