Coronavirus : on peut bénéficier désormais d'un arrêt de travail si on est proche d'une personne vulnérable

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Les proches d'une personne fragile, qui travaillent, peuvent demander un arrêt de travail à leur médecin traitant ou, à défaut, à n’importe quel médecin de ville.

C'est désormais officiel, les personnes obligées de travailler et qui vivent avec une personne fragile peuvent obtenir un arrêt de travail. Jusqu’à présent, c’était le flou pour toute une catégorie de travailleurs. Ceux dont l’emploi ne permettait pas de passer au télétravail, ceux qui n’étaient pas non plus mis en chômage partiel et qui devaient donc se rendre à leur travail mais qui vivaient avec une personne fragile. En d’autres termes, ceux qui risquaient de ramener à la maison le coronavirus, avec des conséquences potentiellement dramatiques, puisqu’elles risquaient de contaminer une personne pour qui le contact avec le virus pouvait avoir des conséquences très graves.

Depuis quelques jours la situation de ces travailleurs est officiellement prise en compte. Auparavant, il fallait qu’ils négocient avec leur employeur, qu’ils tentent d’obtenir un arrêt de travail de la part de leur médecin traitant, voire, selon une recommandation du cabinet de la ministre du Travail, qu’ils fassent une demande à l’Agence régionale de santé. Ces petits arrangements sont terminés. Il y a désormais une solution.

Un arrêt de 15 jours, renouvelable 

Ils peuvent demander un arrêt de travail à leur médecin traitant ou, à défaut, à n’importe quel médecin de ville. C’est l’Assurance maladie qui l’annonce. Cet arrêt sera de 15 jours, renouvelable si le confinement perdure. Comme pour tout arrêt de travail en période de coronavirus, il n’y aura pas de jours de carence. Le salarié sera payé 50% de son salaire par la Sécurité sociale, et l’employeur complétera 40% supplémentaire pour permettre à la personne de conserver 90% de ses revenus à condition d’avoir un an d’ancienneté.
 
Tous ceux qui vivent avec une personne vulnérable peuvent demander cet arrêt. La liste a été établie par le Haut Conseil de la santé publique. Il s’agit des personnes âgées de plus de 70 ans, des patients qui ont des antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée, accident vasculaire cérébrale ou coronopathie, antécédents de chirurgie cardiaque ou insuffisance cardiaque; des diabétiques insulinodépendants; des personnes présentant une pathologie chronique respiratoire qui pourrait se compliquer en cas d’infection virale; des patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée; des malades atteints de cancer sous traitement. On trouve également, très important, les femmes enceintes à partir du troisième trimestre. Et enfin les personnes souffrant d’une forte obésité.

Tous les travailleurs qui vivent avec ces personnes vulnérables peuvent donc désormais s’arrêter de travailler. Les personnes à risques elles-mêmes peuvent, bien sûr, et ce depuis le début du confinement, bénéficier d’un arrêt de travail.

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